Fiche info : "Petit vocabulaire de base dans le domaine de l'énergie"
Pour mieux se comprendre.
Nous ne sommes plus des « usagers de service public, des abonnés ou des patients (monde médical) , …. Nous ne sommes plus que des « CLIENTS »
Aides sociales pour l’énergie (en cas de poblème) assurées par les services sociaux du département ou des collectivité. Le processus d’alerte peut être activé par les particuliers ou directement par les fournisseurs d’énergie. Le tarif de première nécessité est disponible pour les clients dont les revenus sont inférieurs à un plafond donné. (1531 cas en 2006). Le service « maintien à l’énergie élec. » assure une puissance mini. de 3kW durant l’étude du dossier (759 cas en 2006).
AMPERE : unité employée pour mesurer l’intensité qui traverse un circuit. Dans le commerce les coupe-circuits sont calibrés en 5 ampères, 10 ampères, 16 ampères…
C.A.R. consommation annuelle de référence
C.S.P.E. Contribution au Service Public de l’Electricité payée par chaque usager
C.R.E. Commission de Régulation de l’Energie ; organisme national chargé d’étudier si les engagements des différents acteurs sont respectés. C’est un observatoire qui émet des avis et des propositions aux pouvoirs poublics qui décident. Il doit avoir un pouvoir réglementaire. Présence de 2 asso de conso et de 2 représentants élus (assemblée et sénat)
COMMERCIALISATEUR acteur privé qui lance sur le marché des particuliers ou des professionnels des offres de produits énergétiques et des services en rapport. On peut engager les services d’un courtier en énergie. Il existe un démarchage à domicile, par téléphone ou par visite.
CONTRAT UNIQUE Le fournisseur choisi par le particulier ou le professionnel devient le seul interlocuteur du client ; il sert d’interface avec le reste des dispositifs. Il donne l’ordre au distributeur (EDF GDF distribution) d’installer ou de couper, il gère la qualité de l’énergie distribuée, supervise la livraison, traite les problèmes qui lui sont soumis par le client, applique la réglementation en matière d’aides, il est responsable des différents services proposés dans le contrat et retenus par le client, centralise tous les coûts sur une facture détaillée. Le fournisseur peut gérer deux types d’énergie (gaz + électricité..). C’est un contrat de droit commercial privé.
COUPURE décision prise par le fournisseur d’électricité en cas d’impayé après épuisement des procédures d’aides sociales (réduction de puissance à 3kw pour l’électricité …),
DIAGNOSTIC Obligatoire pour les installations intérieures de gaz naturel (ventes d’immeubles de + de 15ans) à partir du 1 11 07. Un certificat de conformité est également prévu pour l’équipement électrique intérieur. Ces procédures relèvent de la responsabilité du propriétaire et n’ont rien à voir avec le fournisseur ou EDF GDF distribution.
D.N.N. Distributeur non nationalisé
DISTRIBUTEUR C’est l’organisme qui distribue. « EDF-GDF distribution » qui gère la ligne jusqu’au compteur du particulier ; le S.I.E.M.L. dans la plupart des territoires du département peut être considéré comme le distributeur intermédiaire.
D.S.P. contrat de Délégation de Service Public signé par un établissement public, une collectivité territoriale, qui attribue à une entreprise privée (après appel d’offres) soit une gestion complète d’un réseau soit la réalisation et la gestion d’un nouveau service. La durée de la concession peut atteindre 30 ans lors de forts investissements (GAZ).
ELIGIBILITE C’est l’état du de la personne physique ou morale (client) qui peut bénéficier d’un service ou d’une action dite d’interêt général. Ex :les particuliers sont éligibles dans la possibilité légale de choisir leur fournisseur, depuis le 1er juillet 2007.
FACTURE Il y a autant de factures que de fournisseurs , sauf si la même entreprise propose à la fois électricité et gaz ; c’est le cas d’ « EDF énergie » et de GDF « énergie » qui sont ainsi en concurrence directe. La facture doit être détaillée et présenter les info fixées par décret : consommation relevées ou estimées, détail des abonnements, détails des services et prestations souscrites, liste des divers intervenants (réseaux, SIEML..). Doivent figurer les taxes locales, TVA, CSPE, les modalités de réclamation. Figurent aussi les conditions contractuellles, les références client- facture, l’historique de consommation si possible, les dates de relevé, les différenciations horaires. Sont détaillées les prestations techniques, le délais de préavis de résiliation du contrat.
FOURNISSEUR Organisme privé fournissant le courant ou le gaz à un client, par contrat ; en général il est aussi commercialisateur. En situation de concurrence. (EDF « énergie » est un fournisseur, comme Direct énergie, Powéo, Electrabel ….) Le fournisseur peut-être à la fois producteur et commercialisateur. (cas d’EDF énergie » pour l’électricité). Le commercialisateur inclut dans sa stratégie les risques inhérents aux incertitudes climatiques, géopolitiques, à l’évolution de la demande mondiale et locale… Chacun essaie de valoriser son offre à travers une communication originale : «électricité verte»…
GAZ Produit énergétique livré par canalisations souterraines, par citernes ou bonbonnes. La pression est réglementée. Les normes de sécurité sont particulièrement exigeantes.
KW/H kilowatt par heure unité de puissance consommée pendant une heure.. WATT : unité de puissance consommée par un appareil
OPERATEUR HISTORIQUE Il s’agit d’EDF GDF telle qu’existait l’entité nationale avant séparation et privatisation totale ou partielle.
MEDIATEUR personne chargée de la médiation au nveau national
PCE point de comptage et d’estimation (gaz)
PDL point de livraison du site de consommation (élec)
PRESTATIONS Services proposés par un fournisseur ou un commercialisateur, en général payants,). Les offres de prestations qui risquent d’être relativement nombreuses et variées compliqueront la lecture des contrats et la possibilité de comparaison des offres. Certains tarifs de prestation ont été fixés par la CRE (ex : mise en service 20 ou 40€, intervention pour impayé 38€,
PRIX En principe libres et concurrentiels, négociables (sauf tarif régulé). Le coût du kw/h ou m3 de gaz peut varier en fonction de la pression de la demande donc de la période et des fluctuations du marché TARIFS moyen du kw/h bleus (8,6€) jaunes (8,1€), verts(6,2€).
PRODUCTEUR Organisme ou entreprise, totalement ou partiellement à capitaux privés, qui produit et vend de l’énergie (gaz ou électricité). Gaz et pétroles proviennent de gisements étrangers et transitent en général par gazoducs, oléoducs ou tankers et camions citernes, ils peuvent être stockés. L’électricité peut être produite à partir de centrales nucléaires, de barrages hydroélectriques, d’éoliennes, de cogénérateurs couplés à des sources diverses (déchetterie), de capteurs photoélectriques, de microturbines…. Elle ne peut être stockée. Face à la demande, le producteur active ses différentes sources en fonction de la spécificité de leur fonctionnement (production rapide et immédiate pour des turbines au gaz ou au fuel, pour l’hydroélectricité, montée en puissance lente pour le nucléaire, fluctuante pour l’éolien, le solaire…
PUISSANCE Délivrée par le fournisseur en fonction des caractéristiques du contrat souscrit. (KW/heure). Ex de puissances souscrites : 9kw/h ,….
RECLAMATIONS Elles doivent être produite auprès du fournisseur qui pourra interpeller les autres acteurs
QUALITE du COURANT Les variations tolérées sont de 10% de la valeur de base. 240 volts ou 400 volts (triphasé). La puissance réelle délivrée doit être conforme au contrat quelle que soit la situation du client (en bout de ligne par exemple). La mise en route de certains appareils (pompe à chaleur) peuvent créer des perturbations sur une ligne saturée.
S.I.E.M.L. Syndicat intercommunal des Energies de Maine et Loire qui gèrent par délégation la plupart des réseaux de distribution du département (Basse et Moyenne tension)
S.M.E. service de maintien à l’énergie (voir aides sociales)
TARIF REGULE ou REGLEMENTE tarif électrique minimum imposé par l’état, maintenu pour les particuliers qui ont gardé l’opérateur historique, EDF. Sa suppression est envisageable car considéré comme non concurrentiel.
TARIF dit de RETOUR (électricité), TARTAM
H.T. haute tension plus de …..volts ; basse tension : 240 v et 380-400 v (triphasé). THT + de
TRANSPORTEUR Pour la haute tension, c’est l’organisme public chargé des lignes à haute tension (R.T.E.) qui a pour mission la gestion des flux électriques et le transport à la demande des fournisseurs grâce à des réseaux nationaux « hautes tensions » considérés comme stratégiques. Sa prestation est indemnisée et visible sur la facture. Le transport électrique occasionne des pertes en lignes non négligeables. Le SIEML peut se considérer comme transporteur pour les basses et moyennes tensions.
jeudi 20 décembre 2007
Fiche info : "Quels documents cosnerver ? Quelle durée de conservation ?"
Fiche info : "Quels documents cosnerver ? Quelle durée de conservation ?"
CLASSER OU ? COMMENT ?
Documents estimés prioritaires:
Originaux de papiers d’identités, diplômes, bail, contrats en cours, chéquiers, cartes d’achat… regroupés dans un petit container (valisette) que l’on peut rapidement déménager en cas d’urgence (dégât des eaux, incendie.).
Autres documents :
Solution classique : dans un meuble classeur, dans des étuis de carton, de grandes enveloppes, des portes-vues…. Par année et par thème.
Solution «informatique»: scannage puis stockage sur clké USB, CD-rom, disque dur .
Solution internet : louer un site « coffre-fort » (à partir de 3€ par mois) et y stocker les copies scannées.
Photos : classement classique par albums…. Classement informatisé (origine numérique ou scannage) sur CD ou clé USB.
Mise à jour régulière (annuelle) pour «évacuer» les doublons, les copies inutiles, réactualiser le classement.
FAMILLE …. ETAT CIVIL
SANTE… Combien de temps?
-Contrat de mariage, de Pacs, livret de famille, jugements de divorce, actes d’adoption, testament, donation, livret militaire, copie de permis de conduire, de carte d’identité. Durée : toute la vie
- Fiches d’état civil, 3 mois
- Extrait d’acte de naissance, 6 mois
- Sécurité sociale, (justificatifs de paiement, frais d’honoraires, ordonnances, décompte..) 2 ans (temps pour réclamer ce qui est dû)
- Carnet de santé, carnets de vaccination, carte de groupe sanguin (copie), certificats et dossiers médicaux , radios… . Toute la vie
- justificatifs d’Allocations chômage,.. Au moins 3 ans (durée de réclamation pour les Assedic).
- bulletins de salaires, contrats de travail, lettres de démission ou licenciement, jugements de prud’hommes, doivent être conservés au moins jusqu’à la liquidation de la retraite.
- contrats de concession dans un cimetière, d‘entretien de monument funéraire…. À conserver durant la période de validité
HABITATION.. FACTURES...
Combien de temps?
-Titres de propriété conserver jusqu’à la revente (le notaire doit disposer de doubles)
- Dossiers de permis de construire ou démolir et factures de travaux immobiliers (assainissement, gros-œuvre, isolation, couverture…) durée: 10 ans pour un artisan au registre des commerces, 30 ans pour la chambre des métiers.
Certificats et diagnostics : à rattacher à vos titres de location ou de propriété selon la durée de validité propre (termites, plomb, amiante, qualité thermique, gaz, électricité, surface (carrez), assainissement individuel, …
- Copie de l’état des lieux avant et après location
- Contrat de bail , quittances de loyer, relevés de charges, factures diverses (copies) durée 5 ans (délai de contestation) après avoir quitté la location
- Facture d’eau et assainissement: 2 ans pour une gestion privée, 4 ans pour une gestion communale
- Facture des achats énergétiques: gaz ou électricité. Contrats divers complémentaires passés avec le fournisseur (cuve, dépannage, nettoyage…) 5ans
- Téléphone et TV: 1 an quel que soit l’opérateur.
- Facture de ramonage et de nettoyage des chaudières
IMPÔTS …... TAXES
-Déclaration de revenus, justificatifs de frais… 3ans (délais dont dispose le fisc pour contrôler) après l’année d’imposition.
-Taxe d’habitation, taxe foncière, au moins 1 an (délai de contestation) .
-Redevance télévisuelle, et éventuelles pièces justificatives d’exonération 4 ans.
ASSURANCES et BANQUES
- Original des contrats d’assurance décès, d’assurances vie, d’assurance complémentaire, assurance incendie…...
quittances, avis d’échéance, correspondance, lettres recommandées, avec l’assureur: toute la durée des contrats + au moins 2 ans
(le délai pour agir est de 2 ans après résiliation)
- Accidents et sinistres : en cas d’accident corporel conserver le dossier toute la vie (séquelles en lien avec l’accident);
pour un sinistre matériel, conserver la trace des échanges avec l’assureur, des expertises, des factures de frais engagés… 10 ans
-Talons de chéquiers et relevés bancaires: 10 ans
(délais pour faire rectifier une erreur)
- Contrats de gestion de comptes bancaires, de cartes de paiement, de CCP 10 ans
( Notification des procédures d’urgence en cas de vol ou de perte) à conserver durant leur validité.
- Original de contrats divers (placements, retraite complémentaire…) - avis d’échéance, et quittances ou reçus..
- Ordre de prélèvement automatique
Pièces pouvant faire preuve:
- talons de chèques et relevés de compte.
- avis d’opérations sur titres
- bordereaux de virement ou versement
- Talons et contrats « chèques emplois service » à conserver en tant qu’employeur, au moins 2 ans.
- Contrat de l’assurance prise avec une licence sportive (durée de validité)
- contrat d’assurance de véhicules
Attention : il est prudent d’informer un tiers de tout contrat d’assurance vie passé au profit de quelqu’un car en cas de décès de l’assuré, la banque peut ne pas être tenue informée et ne peut ainsi rechercher un bénéficiaire.
CONSOMMATION
Tous les contrats sont à conserver durant au moins la durée de leur validité:
- contrats d’abonnements à la presse : (original + copies des courriers de modification ou de réclamation)
- téléphonie fixe, mobile - fournisseur d’accès internet - fournisseur d’accès TV, câble
- Contrats d’ entretien, de télé alarme, d’’assistance individuelle
-Contrats de location de matériel (quittances, courriers) - bonbonne de gaz, modem internet, antenne et décrypteur TV… - engins pour travaux domestiques – voiture
- Contrats d’attribution de carte commerciale de « fidélité » (conserver les tickets de caisse et facturettes durant au moins 70 jours, durée admise pour faire valoir les réclamations par rapport au relevé de banque.…)
- Cartes diverses (SNCF...)
- Voyages : contrats divers avec les voyagistes, factures d’hôtel à conserver 6 mois.
ACHATS au quotidien
- Tickets de caisse valant preuve d’achat dans certains cas et activant la période de garantie d’un article.: à conserver durant la validité de la garantie.
Après le décès d’un proche…
Lors de la succession, certains documents sont à conserver par les héritiers, spécialement si la personne décédée était inscrite à la chambre de commerce ou la chambre des métiers ou en profession libérale (notaire, expert…). La responsabilité civile peut avoir été engagée durant une période de 10 ou 30 ans. Il est conseillé de conserver pendant un certain temps des justificatifs (contrats d’assurance vie, comptabilité, taxes d’habitation,….) . Se renseigner auprès d’une étude notariale.
Fiche réalisée en 2005 par M. Ploquien mise à jour en oct 2007
CLASSER OU ? COMMENT ?
Documents estimés prioritaires:
Originaux de papiers d’identités, diplômes, bail, contrats en cours, chéquiers, cartes d’achat… regroupés dans un petit container (valisette) que l’on peut rapidement déménager en cas d’urgence (dégât des eaux, incendie.).
Autres documents :
Solution classique : dans un meuble classeur, dans des étuis de carton, de grandes enveloppes, des portes-vues…. Par année et par thème.
Solution «informatique»: scannage puis stockage sur clké USB, CD-rom, disque dur .
Solution internet : louer un site « coffre-fort » (à partir de 3€ par mois) et y stocker les copies scannées.
Photos : classement classique par albums…. Classement informatisé (origine numérique ou scannage) sur CD ou clé USB.
Mise à jour régulière (annuelle) pour «évacuer» les doublons, les copies inutiles, réactualiser le classement.
FAMILLE …. ETAT CIVIL
SANTE… Combien de temps?
-Contrat de mariage, de Pacs, livret de famille, jugements de divorce, actes d’adoption, testament, donation, livret militaire, copie de permis de conduire, de carte d’identité. Durée : toute la vie
- Fiches d’état civil, 3 mois
- Extrait d’acte de naissance, 6 mois
- Sécurité sociale, (justificatifs de paiement, frais d’honoraires, ordonnances, décompte..) 2 ans (temps pour réclamer ce qui est dû)
- Carnet de santé, carnets de vaccination, carte de groupe sanguin (copie), certificats et dossiers médicaux , radios… . Toute la vie
- justificatifs d’Allocations chômage,.. Au moins 3 ans (durée de réclamation pour les Assedic).
- bulletins de salaires, contrats de travail, lettres de démission ou licenciement, jugements de prud’hommes, doivent être conservés au moins jusqu’à la liquidation de la retraite.
- contrats de concession dans un cimetière, d‘entretien de monument funéraire…. À conserver durant la période de validité
HABITATION.. FACTURES...
Combien de temps?
-Titres de propriété conserver jusqu’à la revente (le notaire doit disposer de doubles)
- Dossiers de permis de construire ou démolir et factures de travaux immobiliers (assainissement, gros-œuvre, isolation, couverture…) durée: 10 ans pour un artisan au registre des commerces, 30 ans pour la chambre des métiers.
Certificats et diagnostics : à rattacher à vos titres de location ou de propriété selon la durée de validité propre (termites, plomb, amiante, qualité thermique, gaz, électricité, surface (carrez), assainissement individuel, …
- Copie de l’état des lieux avant et après location
- Contrat de bail , quittances de loyer, relevés de charges, factures diverses (copies) durée 5 ans (délai de contestation) après avoir quitté la location
- Facture d’eau et assainissement: 2 ans pour une gestion privée, 4 ans pour une gestion communale
- Facture des achats énergétiques: gaz ou électricité. Contrats divers complémentaires passés avec le fournisseur (cuve, dépannage, nettoyage…) 5ans
- Téléphone et TV: 1 an quel que soit l’opérateur.
- Facture de ramonage et de nettoyage des chaudières
IMPÔTS …... TAXES
-Déclaration de revenus, justificatifs de frais… 3ans (délais dont dispose le fisc pour contrôler) après l’année d’imposition.
-Taxe d’habitation, taxe foncière, au moins 1 an (délai de contestation) .
-Redevance télévisuelle, et éventuelles pièces justificatives d’exonération 4 ans.
ASSURANCES et BANQUES
- Original des contrats d’assurance décès, d’assurances vie, d’assurance complémentaire, assurance incendie…...
quittances, avis d’échéance, correspondance, lettres recommandées, avec l’assureur: toute la durée des contrats + au moins 2 ans
(le délai pour agir est de 2 ans après résiliation)
- Accidents et sinistres : en cas d’accident corporel conserver le dossier toute la vie (séquelles en lien avec l’accident);
pour un sinistre matériel, conserver la trace des échanges avec l’assureur, des expertises, des factures de frais engagés… 10 ans
-Talons de chéquiers et relevés bancaires: 10 ans
(délais pour faire rectifier une erreur)
- Contrats de gestion de comptes bancaires, de cartes de paiement, de CCP 10 ans
( Notification des procédures d’urgence en cas de vol ou de perte) à conserver durant leur validité.
- Original de contrats divers (placements, retraite complémentaire…) - avis d’échéance, et quittances ou reçus..
- Ordre de prélèvement automatique
Pièces pouvant faire preuve:
- talons de chèques et relevés de compte.
- avis d’opérations sur titres
- bordereaux de virement ou versement
- Talons et contrats « chèques emplois service » à conserver en tant qu’employeur, au moins 2 ans.
- Contrat de l’assurance prise avec une licence sportive (durée de validité)
- contrat d’assurance de véhicules
Attention : il est prudent d’informer un tiers de tout contrat d’assurance vie passé au profit de quelqu’un car en cas de décès de l’assuré, la banque peut ne pas être tenue informée et ne peut ainsi rechercher un bénéficiaire.
CONSOMMATION
Tous les contrats sont à conserver durant au moins la durée de leur validité:
- contrats d’abonnements à la presse : (original + copies des courriers de modification ou de réclamation)
- téléphonie fixe, mobile - fournisseur d’accès internet - fournisseur d’accès TV, câble
- Contrats d’ entretien, de télé alarme, d’’assistance individuelle
-Contrats de location de matériel (quittances, courriers) - bonbonne de gaz, modem internet, antenne et décrypteur TV… - engins pour travaux domestiques – voiture
- Contrats d’attribution de carte commerciale de « fidélité » (conserver les tickets de caisse et facturettes durant au moins 70 jours, durée admise pour faire valoir les réclamations par rapport au relevé de banque.…)
- Cartes diverses (SNCF...)
- Voyages : contrats divers avec les voyagistes, factures d’hôtel à conserver 6 mois.
ACHATS au quotidien
- Tickets de caisse valant preuve d’achat dans certains cas et activant la période de garantie d’un article.: à conserver durant la validité de la garantie.
Après le décès d’un proche…
Lors de la succession, certains documents sont à conserver par les héritiers, spécialement si la personne décédée était inscrite à la chambre de commerce ou la chambre des métiers ou en profession libérale (notaire, expert…). La responsabilité civile peut avoir été engagée durant une période de 10 ou 30 ans. Il est conseillé de conserver pendant un certain temps des justificatifs (contrats d’assurance vie, comptabilité, taxes d’habitation,….) . Se renseigner auprès d’une étude notariale.
Fiche réalisée en 2005 par M. Ploquien mise à jour en oct 2007
Fiche expérimentation : "Isoler son habitation, qualité et moindre coût : chaux et chanvre"
Fiche expérimentation : "Isoler son habitation, qualité et moindre coût : chaux et chanvre"
Du fait de :
- de la nécessité de devoir s’adapter aux problématiques à venir en matière de disponibilité de l’énergie (fuel, gaz, électricité, bois…) et surtout des surcoûts engendrés par l’augmentation du prix de l’énergie pour le chauffage individuel
- de la complexité des caractéristiques de notre habitation (ancien, neuf, brique, agglos,, pierre..) de l’exposition des pièces, du profil des combles à aménager : chaque maison est un cas particulier
- de l’importance qui sera accordée à la qualité « environnementale « et thermique de notre maison ou de notre appartement (diagnostics divers qui pèseront sur la valeur immobilière du patrimoine au moment de la vente ou de la location)
- de la difficulté de s’informer efficacement sur les diverses propositions commerciales et de les comparer
Il devient prioritaire de travailler à un projet d’isolation de notre habitat qui réalisé dans les meilleures conditions possibles (techniques et financières) devra nous permettre de nous adapter à toute évolution de nos attentes de confort thermique à venir.
Cette fiche rapporte une expérimentation réalisée en 2007 dans une rénovation de bâtiment ancien
Etat des lieux :
Bâtiment ancien (1850) fait de murs de pierres (moellons de qualité variable provenant d’anciennes extractions locales intégrant divers agrégats de blocage montés à la terre ou en mortier de chaux) possèdant des ouvertures de taille variée, peu nombreuses et souvent évasées. Le mode de chauffage de ce bâtiment mal entretenu était à l’origine la cheminée ou le poêle à bois.
L’immeuble est constitué d’un sous-sol, d’un RC surélevé et de combles à aménager
L’expérimentation porte sur une grande pièce du RC d’environ 50m2. (sol non définitif qui sera un plancher chauffant, plafond constitué de solives et poutres).
La période : juin septembre supposée la plus faste pour le séchage .et la plus adaptée au planning de rénovation qui prévoyait l’intervention d’entreprises dans différents domaines.
1 La recherche de documentation et de résultats d’expériences diverses.
A) : les distributeurs de matière première: - Producteurs de chanvre du Belon), Chanvriers de l’Aube, circuits de distribution divers dont Point P, coopératives…. Quelques fabricants proposent des stages. - Producteurs de chaux (Neau en Mayenne, Saint Astier …). B) : les expérimentations et chantiers déjà réalisés: - par des professionnels (il existe en Pays de Loire des entreprises spécialisées). - Par des particuliers (quelques-uns ont édité leur blog) ils sont finalement assez nombreux à avoir testé le dispositif avec des résultats variables: en restauration de cloisons à colombage, en isolation extérieure, en doublage intérieur. Le choix des matériaux était en général lié à la proximité et à la disponibilité. Certains ont utilisé des mélanges chaux aérienne et chaux hydraulique, d’autres ont retenu l’un ou l’autre. Le chanvre a été choisi soit sous forme de chèvenote (brins d’un dizaine de cm de longueur), ou de bris de chanvre (de même texture que les produits commercialisés en jardinage pour couvrir les sols)
1ère démarche: rechercher les caractériqtiques réelles du doublage chaux chanvre au niveau de qualité thermique : des coefficients sont annoncés mais ils sont très liés à la nature du mélange choisi, à sa texture finale et à son épaisseur.
2ème : faire des essais. Il faut se procurer des matériaux divers en petite quantité pour réaliser des tests. Ce qui n’a pas été évident. En découle le choix de la technique : le banchage ou la projection et placage manuels.
3ème : C’est l’expérience qui est essentielle et en principe on ne l’acquiert vraiment qu’à la fin du chantier. Il faut donc prendre du temps au départ pour tester et s’organiser; La température extérieure, la composition du mur support, son état d’humidité, la nécessité de la qualité de l’accrochage, la texture du mélange et son dosage en eau…. Conditionnent la manipulation.
4ème : chaque chantier est particulier en rénovation. Accessibilité, protection des matériaux (le chanvre doit rester au sec, la chaux aussi..) organisation des lieux (malaxeur, transport, stockage… aération)
5ème : mise en œuvre (nombre de personnes, protection individuelle., matériel conseillé)
2 l’heure des choix
a) La technique retenue a été celle du banchage. De plus le résultat du banchage devait nous offrir des surfaces relativement planes et donc la réalisation de l’enduit final plus aisée. Il serait procédé au « placage » manuel en plusieurs couches dans les endroits inaccessibles.
Les solives constituant le plafond permettait de caler et positionner facilement des bastaings ou des éléments de bois de charpente (70 x170) verticalement afin de bloquer des banches. 8 banches utilisées ont été réalisées avec des panneaux de particules en 60 cm x 180cm renforcées sur la longueur de 3 lambourdes de 30x60 . Au sol des lambourdes visées au sol permettent de positionner précisément les bastaings.
b) il a été choisi de doubler les murs sur au moins 10cm d’épaisseur d’enduit chaux chanvre. Plus d’épaisseur (nous avions pensé à 20 cm)aurait réduit sensiblement la surface habitable finale et compliqué la réalisation de linteaux bois sur les ouvertures. Il a fallu tirer au fil à plomb et au niveau les repères au sol car les murs ne présentaient pas de plan vertical régulier. Il a fallu même composer avec un alignement déficient des différentes parois. Cette épaisseur permettait également d’incorporer les différents conduits installés par l’électricien. Il se trouve que l’épaisseur réelle atteint souvent plus de 12 cm.
c) Les produits retenus ont été ceux de Saint Astier. C’est une chaux hydraulique NH L5 dont les caractéristiques nous ont été facilement fournies par le producteur avec des consignes d’utilisation simples et précises . La présence d’un quotat « ciment » nous permettait d’espérer un accrochage efficace . Après décapage des éléments les plus friables nous avons réalisé le « gobetis » conseillé par la documentation ; ce gobetis s’est transformé en véritable « dégrossis » dans quelques endroits sensibles. Le gobetis est un mortier de chaux-ciment et sable relativement gras (dosage conseillé) projeté à la truelle.
d) Le calcul du volume nécessaire s’est révélé plus compliqué que prévu, du fait des ouvertures avec ébrasement, du fait de l’absence de verticalité des murs, du comportement des matériaux plus ou moins tassés selon les épisodes et la qualité du mélange obtenue. En effet le produit malaxé obtenue dans une bétonnière de 120l ne permet d’obtenir que le remplissage de 2 à 3 de nos banches. Le souci de minimiser les frais de transport et livraison en commandant une quantité suffisante nous a conduit à surestimer sensiblement la quantité de chanvre (qu’il a fallu stocker..).
Il faut préalablement à l’emploi décompresser le paillis de chanvre dans un récipient d’une centaine de litres.
D) le matériel:
- collectif : une bétonnière de 160l , des réserves d’eau à portée constituée par des poubelles de 100l, des gamates pour réceptionner le mélange coulant de la bétonnière, des seaux –une dizaine-, des truelles et des petites fourches destinées à tasser le produit derrière le banchage . Ces « fourchettes » ont été en fait des instruments de jardinage pour petits massifs et balcons qui ont donné satisfaction. Divers tasseaux de bois sont nécessaires pour accéder à de plus grandes profondeurs. Il a fallu échafauder à partir de tréteaux et de bastaings pour traiter les parties les plus hautes.
- individuel : une bonne protection par lunettes gants et « bleus » contre la chaux et les diverses projections en cours de gobetis notamment,
E) les mauvaise idées:, ce qu‘il faut éviter de faire:
- par crainte de manque de résistance de l’enduit pour accrocher de la déco nous avons fixé par chevillage ou pattes à sceller des lambourdes à noyer dans l’enduit. Les pièces de bois nous ont handicapé dans le coulage de notre mélange. En séchant, le chqux-chanvre s’est révélé très résistant, et nous n’avons constaté aucun décrochage après le débanchage.
- laisser le matériel en attente de nettoyage surtout si la température est élevée. - remouiller un mélange en cours de prise (casse le processus de prise) - débancher trop tôt (risque d’effondrement du panneau) - utlliser du chanvre qui a pris l’eau quelques jours avant… (il n’absorbe plus aussi bien la chaux liquide) -surdoser l’un ou l’autre des éléments au cours de la gâchée. - ne pas attendre que le chanvre s’imprègne suffisamment après le malaxage. - oublier de huiler légèrement le fond de banche (risque d’arrachage de quelques particules au décoffrage) et ne pas avoir prévu des cales de blocage-déblocage entre les banches et les bastaings.
3 La réalisation
l’idéal :une équipe de 3 personnes . L’un doit conduire la bétonnière et l’alimenter , les autres fixent les banches, transportent et coulent le produit. Une phase essentielle: le tracé au sol et la fixation des bastaings par serre joints ou vissage. Le rendement était d’environ 8 banches par jour et décoffrage le lendemain.
La manipulation des sacs de chaux (35kg) des sacs de chanvre (20kg mais peu de prise) qu’il faut décompacter et le remplissage des réserves d’eau a pesé dans l’organisation.
L’aspect de l’enduit au décoffrage, de couleur gris foncé est irrégulier suivant la façon dont il a été coulé et tassé. L’eau perle à la surface durant une semaine. La prise s’effectue assez rapidement en fonction de la température et de la circulation de l’air. Progressivement la teinte s’éclaircit au gris clair. Trois semaines doivent suffire pour entreprendre l’enduit final .
Nos dosages :
MORTIER de CHANVRE ::Batichaux NHL5-Z (35kg) de Saint Astier + 1/2 sac de 100l de chanvre + 3 seaux d’eau de 10l
GOBETIS et dégrossis : 1 seau de batichaux pour 2 seaux de sable
Enduit de recouvrement : de 10 à 12 mm. Sable de carrière tamisé (N°10) et chaux de Neau (batidol) dosage : 1 seau de chaux aérienne pour 3 de sable tamisé. Il est possible de teinter le mélange au moment du malaxage avec des oxydes prévus pour les bétons. Un vieux maçon nous a conseillé d’ajouter un 1/2 seau de ciment blanc par gâchée pour accélérer la prise. Ce que nous n’avons pas fait. La prise (temps hivernal) est assez lente, le séchage est assez long (de 15 jours à 3 semaines ?) en fonction de l’époque de l’année. Nous avons procédé par panneaux avec des règles pour les angles des embrasures
Les intervenants:
Il faut être en bonne forme car il y a de la manutention; l’apprentissage se fait rapidement. Le bon sens est nécessaire pour élaborer un banchage de qualité (stable, solide et évolutif). Le plaquage à la main reste simple et efficace mais irrégulier.
L’enduit final nécessite un peu plus de savoir faire si l’on veut obtenir un état de surface de bonne qualité.
4 le coût
Hors l’eau et le sable de carrière utilisé , hors le coût de fabrication des banches , d’achat des bastaings et autres éléments de bois, hors le coût des matériels de fixation ou de maçonnerie (truelles, gamates, seaux, taloches…)
Il a été utilisé environ 35 sacs de chanvre Tradical (551€ HT) et 70 sacs de chaux (597€) pour environ 4 M3 de mélange. Prix de revient au M3 :287€ HT environ. 1 M3 c’est un panneau de 10M² sur 10 cm d’épaisseur.
En utilisant la technique du Belon (tehnichanvre.com) 12,80 euros le sac de fibre CO15 (100l), 12 euros le sac de chaux de Neau, 9,50 le sac de chaux hydraulique. Dans le rapport 1/3, 2/3 de sac pour 100l de chanvre on estimerait à 300 € le PR du M3 de mélange. (Chiffrage début 2007)
5 Le bilan
Le mélange chaux chanvre devient dur et finalement s’accroche bien dès que l’on procède à un léger gobetis. Mais avec + de 10 cm d’épaisseur et un mur qui n’absorbe pas, il peine à sécher si l’aération est insuffisante. Le résultat est remarquable en matière d’insonorisation. La difficulté a été de bien respecter le positionnement de sortie des conduits électriques, il a fallu « bûcher » pour replacer les prises. L’enduit à la chaux s’est révelé agréable à travailler et à surfacer. Là aussi nous avons eu des difficultés de séchage: mauvaise période et manque d’aération du fait des intempéries. La couleur finale est obtenue par le sable de carrière et la tonalité légèrement beige de la chaux de Neau.
6 Les contacts
L’entreprise Point P est de bon conseil. Celle de Laval (route du Mans) nous a fourni un excellent support d’information-conseil et nous a livré les matériaux nécessaires à des conditions financières très correctes.
La documentation internet :
Les entreprises tradichanvre – Riec sur Belon – les chanvrières de l’Aube….
les blogs individuels d’expérimentateurs (chanvre – chèvenote..)
La documentation technique adressée par :
-les chaux de Neau en Mayenne (Batidol)
-les chaux de Saint Astier (CESA) 05 53 54 11 25 : guide d’utilisation et caractéristiques
- les chaux Calcia (groupe Socli) 05 62 99 25 73 : documentation et miniguide
Des chantiers réalisés:
Contact « ALISEE » Angers
Des photos seront installées sur le site internet courant 2008
Du fait de :
- de la nécessité de devoir s’adapter aux problématiques à venir en matière de disponibilité de l’énergie (fuel, gaz, électricité, bois…) et surtout des surcoûts engendrés par l’augmentation du prix de l’énergie pour le chauffage individuel
- de la complexité des caractéristiques de notre habitation (ancien, neuf, brique, agglos,, pierre..) de l’exposition des pièces, du profil des combles à aménager : chaque maison est un cas particulier
- de l’importance qui sera accordée à la qualité « environnementale « et thermique de notre maison ou de notre appartement (diagnostics divers qui pèseront sur la valeur immobilière du patrimoine au moment de la vente ou de la location)
- de la difficulté de s’informer efficacement sur les diverses propositions commerciales et de les comparer
Il devient prioritaire de travailler à un projet d’isolation de notre habitat qui réalisé dans les meilleures conditions possibles (techniques et financières) devra nous permettre de nous adapter à toute évolution de nos attentes de confort thermique à venir.
Cette fiche rapporte une expérimentation réalisée en 2007 dans une rénovation de bâtiment ancien
Etat des lieux :
Bâtiment ancien (1850) fait de murs de pierres (moellons de qualité variable provenant d’anciennes extractions locales intégrant divers agrégats de blocage montés à la terre ou en mortier de chaux) possèdant des ouvertures de taille variée, peu nombreuses et souvent évasées. Le mode de chauffage de ce bâtiment mal entretenu était à l’origine la cheminée ou le poêle à bois.
L’immeuble est constitué d’un sous-sol, d’un RC surélevé et de combles à aménager
L’expérimentation porte sur une grande pièce du RC d’environ 50m2. (sol non définitif qui sera un plancher chauffant, plafond constitué de solives et poutres).
La période : juin septembre supposée la plus faste pour le séchage .et la plus adaptée au planning de rénovation qui prévoyait l’intervention d’entreprises dans différents domaines.
1 La recherche de documentation et de résultats d’expériences diverses.
A) : les distributeurs de matière première: - Producteurs de chanvre du Belon), Chanvriers de l’Aube, circuits de distribution divers dont Point P, coopératives…. Quelques fabricants proposent des stages. - Producteurs de chaux (Neau en Mayenne, Saint Astier …). B) : les expérimentations et chantiers déjà réalisés: - par des professionnels (il existe en Pays de Loire des entreprises spécialisées). - Par des particuliers (quelques-uns ont édité leur blog) ils sont finalement assez nombreux à avoir testé le dispositif avec des résultats variables: en restauration de cloisons à colombage, en isolation extérieure, en doublage intérieur. Le choix des matériaux était en général lié à la proximité et à la disponibilité. Certains ont utilisé des mélanges chaux aérienne et chaux hydraulique, d’autres ont retenu l’un ou l’autre. Le chanvre a été choisi soit sous forme de chèvenote (brins d’un dizaine de cm de longueur), ou de bris de chanvre (de même texture que les produits commercialisés en jardinage pour couvrir les sols)
1ère démarche: rechercher les caractériqtiques réelles du doublage chaux chanvre au niveau de qualité thermique : des coefficients sont annoncés mais ils sont très liés à la nature du mélange choisi, à sa texture finale et à son épaisseur.
2ème : faire des essais. Il faut se procurer des matériaux divers en petite quantité pour réaliser des tests. Ce qui n’a pas été évident. En découle le choix de la technique : le banchage ou la projection et placage manuels.
3ème : C’est l’expérience qui est essentielle et en principe on ne l’acquiert vraiment qu’à la fin du chantier. Il faut donc prendre du temps au départ pour tester et s’organiser; La température extérieure, la composition du mur support, son état d’humidité, la nécessité de la qualité de l’accrochage, la texture du mélange et son dosage en eau…. Conditionnent la manipulation.
4ème : chaque chantier est particulier en rénovation. Accessibilité, protection des matériaux (le chanvre doit rester au sec, la chaux aussi..) organisation des lieux (malaxeur, transport, stockage… aération)
5ème : mise en œuvre (nombre de personnes, protection individuelle., matériel conseillé)
2 l’heure des choix
a) La technique retenue a été celle du banchage. De plus le résultat du banchage devait nous offrir des surfaces relativement planes et donc la réalisation de l’enduit final plus aisée. Il serait procédé au « placage » manuel en plusieurs couches dans les endroits inaccessibles.
Les solives constituant le plafond permettait de caler et positionner facilement des bastaings ou des éléments de bois de charpente (70 x170) verticalement afin de bloquer des banches. 8 banches utilisées ont été réalisées avec des panneaux de particules en 60 cm x 180cm renforcées sur la longueur de 3 lambourdes de 30x60 . Au sol des lambourdes visées au sol permettent de positionner précisément les bastaings.
b) il a été choisi de doubler les murs sur au moins 10cm d’épaisseur d’enduit chaux chanvre. Plus d’épaisseur (nous avions pensé à 20 cm)aurait réduit sensiblement la surface habitable finale et compliqué la réalisation de linteaux bois sur les ouvertures. Il a fallu tirer au fil à plomb et au niveau les repères au sol car les murs ne présentaient pas de plan vertical régulier. Il a fallu même composer avec un alignement déficient des différentes parois. Cette épaisseur permettait également d’incorporer les différents conduits installés par l’électricien. Il se trouve que l’épaisseur réelle atteint souvent plus de 12 cm.
c) Les produits retenus ont été ceux de Saint Astier. C’est une chaux hydraulique NH L5 dont les caractéristiques nous ont été facilement fournies par le producteur avec des consignes d’utilisation simples et précises . La présence d’un quotat « ciment » nous permettait d’espérer un accrochage efficace . Après décapage des éléments les plus friables nous avons réalisé le « gobetis » conseillé par la documentation ; ce gobetis s’est transformé en véritable « dégrossis » dans quelques endroits sensibles. Le gobetis est un mortier de chaux-ciment et sable relativement gras (dosage conseillé) projeté à la truelle.
d) Le calcul du volume nécessaire s’est révélé plus compliqué que prévu, du fait des ouvertures avec ébrasement, du fait de l’absence de verticalité des murs, du comportement des matériaux plus ou moins tassés selon les épisodes et la qualité du mélange obtenue. En effet le produit malaxé obtenue dans une bétonnière de 120l ne permet d’obtenir que le remplissage de 2 à 3 de nos banches. Le souci de minimiser les frais de transport et livraison en commandant une quantité suffisante nous a conduit à surestimer sensiblement la quantité de chanvre (qu’il a fallu stocker..).
Il faut préalablement à l’emploi décompresser le paillis de chanvre dans un récipient d’une centaine de litres.
D) le matériel:
- collectif : une bétonnière de 160l , des réserves d’eau à portée constituée par des poubelles de 100l, des gamates pour réceptionner le mélange coulant de la bétonnière, des seaux –une dizaine-, des truelles et des petites fourches destinées à tasser le produit derrière le banchage . Ces « fourchettes » ont été en fait des instruments de jardinage pour petits massifs et balcons qui ont donné satisfaction. Divers tasseaux de bois sont nécessaires pour accéder à de plus grandes profondeurs. Il a fallu échafauder à partir de tréteaux et de bastaings pour traiter les parties les plus hautes.
- individuel : une bonne protection par lunettes gants et « bleus » contre la chaux et les diverses projections en cours de gobetis notamment,
E) les mauvaise idées:, ce qu‘il faut éviter de faire:
- par crainte de manque de résistance de l’enduit pour accrocher de la déco nous avons fixé par chevillage ou pattes à sceller des lambourdes à noyer dans l’enduit. Les pièces de bois nous ont handicapé dans le coulage de notre mélange. En séchant, le chqux-chanvre s’est révélé très résistant, et nous n’avons constaté aucun décrochage après le débanchage.
- laisser le matériel en attente de nettoyage surtout si la température est élevée. - remouiller un mélange en cours de prise (casse le processus de prise) - débancher trop tôt (risque d’effondrement du panneau) - utlliser du chanvre qui a pris l’eau quelques jours avant… (il n’absorbe plus aussi bien la chaux liquide) -surdoser l’un ou l’autre des éléments au cours de la gâchée. - ne pas attendre que le chanvre s’imprègne suffisamment après le malaxage. - oublier de huiler légèrement le fond de banche (risque d’arrachage de quelques particules au décoffrage) et ne pas avoir prévu des cales de blocage-déblocage entre les banches et les bastaings.
3 La réalisation
l’idéal :une équipe de 3 personnes . L’un doit conduire la bétonnière et l’alimenter , les autres fixent les banches, transportent et coulent le produit. Une phase essentielle: le tracé au sol et la fixation des bastaings par serre joints ou vissage. Le rendement était d’environ 8 banches par jour et décoffrage le lendemain.
La manipulation des sacs de chaux (35kg) des sacs de chanvre (20kg mais peu de prise) qu’il faut décompacter et le remplissage des réserves d’eau a pesé dans l’organisation.
L’aspect de l’enduit au décoffrage, de couleur gris foncé est irrégulier suivant la façon dont il a été coulé et tassé. L’eau perle à la surface durant une semaine. La prise s’effectue assez rapidement en fonction de la température et de la circulation de l’air. Progressivement la teinte s’éclaircit au gris clair. Trois semaines doivent suffire pour entreprendre l’enduit final .
Nos dosages :
MORTIER de CHANVRE ::Batichaux NHL5-Z (35kg) de Saint Astier + 1/2 sac de 100l de chanvre + 3 seaux d’eau de 10l
GOBETIS et dégrossis : 1 seau de batichaux pour 2 seaux de sable
Enduit de recouvrement : de 10 à 12 mm. Sable de carrière tamisé (N°10) et chaux de Neau (batidol) dosage : 1 seau de chaux aérienne pour 3 de sable tamisé. Il est possible de teinter le mélange au moment du malaxage avec des oxydes prévus pour les bétons. Un vieux maçon nous a conseillé d’ajouter un 1/2 seau de ciment blanc par gâchée pour accélérer la prise. Ce que nous n’avons pas fait. La prise (temps hivernal) est assez lente, le séchage est assez long (de 15 jours à 3 semaines ?) en fonction de l’époque de l’année. Nous avons procédé par panneaux avec des règles pour les angles des embrasures
Les intervenants:
Il faut être en bonne forme car il y a de la manutention; l’apprentissage se fait rapidement. Le bon sens est nécessaire pour élaborer un banchage de qualité (stable, solide et évolutif). Le plaquage à la main reste simple et efficace mais irrégulier.
L’enduit final nécessite un peu plus de savoir faire si l’on veut obtenir un état de surface de bonne qualité.
4 le coût
Hors l’eau et le sable de carrière utilisé , hors le coût de fabrication des banches , d’achat des bastaings et autres éléments de bois, hors le coût des matériels de fixation ou de maçonnerie (truelles, gamates, seaux, taloches…)
Il a été utilisé environ 35 sacs de chanvre Tradical (551€ HT) et 70 sacs de chaux (597€) pour environ 4 M3 de mélange. Prix de revient au M3 :287€ HT environ. 1 M3 c’est un panneau de 10M² sur 10 cm d’épaisseur.
En utilisant la technique du Belon (tehnichanvre.com) 12,80 euros le sac de fibre CO15 (100l), 12 euros le sac de chaux de Neau, 9,50 le sac de chaux hydraulique. Dans le rapport 1/3, 2/3 de sac pour 100l de chanvre on estimerait à 300 € le PR du M3 de mélange. (Chiffrage début 2007)
5 Le bilan
Le mélange chaux chanvre devient dur et finalement s’accroche bien dès que l’on procède à un léger gobetis. Mais avec + de 10 cm d’épaisseur et un mur qui n’absorbe pas, il peine à sécher si l’aération est insuffisante. Le résultat est remarquable en matière d’insonorisation. La difficulté a été de bien respecter le positionnement de sortie des conduits électriques, il a fallu « bûcher » pour replacer les prises. L’enduit à la chaux s’est révelé agréable à travailler et à surfacer. Là aussi nous avons eu des difficultés de séchage: mauvaise période et manque d’aération du fait des intempéries. La couleur finale est obtenue par le sable de carrière et la tonalité légèrement beige de la chaux de Neau.
6 Les contacts
L’entreprise Point P est de bon conseil. Celle de Laval (route du Mans) nous a fourni un excellent support d’information-conseil et nous a livré les matériaux nécessaires à des conditions financières très correctes.
La documentation internet :
Les entreprises tradichanvre – Riec sur Belon – les chanvrières de l’Aube….
les blogs individuels d’expérimentateurs (chanvre – chèvenote..)
La documentation technique adressée par :
-les chaux de Neau en Mayenne (Batidol)
-les chaux de Saint Astier (CESA) 05 53 54 11 25 : guide d’utilisation et caractéristiques
- les chaux Calcia (groupe Socli) 05 62 99 25 73 : documentation et miniguide
Des chantiers réalisés:
Contact « ALISEE » Angers
Des photos seront installées sur le site internet courant 2008
Fiche conseil : "Notre bois de chauffage"
Fiche conseil : "Notre bois de chauffage"
La couverture forestière avoisine les 30% du territoire français. La filière du bois chauffage estime à 50 millions de stères la demande annuelle. Outre les cheminées existantes, 230 000 appareils de chauffage au bois sont vendus chaque année. L’ADEME estime à
6 millions le nombre de résidences principales
utilisant un appareil de chauffage au bois associé à une autre source d’énergie électrique. La situation de l’ouest reste favorable au développement de ce mode d’énergie même si les particularités locales ne favorisent pas toujours l’obtention d’un bois d’excellente qualité.
LES « PLUS » ET LES « MOINS » DU CHAUFFAGE AU BOIS
En matière de protection de l’environnement la
combustion du bois représente une solution intéressante dans la mesure où elle ne rejette dans l’atmosphère que la quantité de C02 fixée au cours de la croissance de l’arbre. Le résultat est donc nul.
Plaisir : « chaleur » offerte par les parois vitrées des feux fermés, ambiance chaleureuse de la cheminée traditionnelle.
Prix : très abordables malgré la tendance à suivre les hausses du fuel, gaz et électricité.(ex : en 1 m, 180 euros la corde fin février 2007)
Les cendres : récupérées pour le jardinage
Problème de manutention, de rangement, de décendrage. (voir fiche poêle à bois)
LES BESOINS
La consommation annuelle moyenne est de 8 stères par habitation ou logement ; elle varie entre 4 stères pour un chauffage d’appoint et 30 stères pour un chauffage centralisé.
Pour les cheminées de type « feu ouvert » modèle traditionnel et selon les modèles, (ruraux traditionnels avec foyer acceptant des bois de plus d’1 m) la consommation est importante du fait d’un rendement énergétique faible ne dépassant pas 20%. Dans cette catégorie l’utilisation du bois de châtaignier est fortement déconseillée car en brûlant ce combustible provoque beaucoup de projections d’ « escarbilles» et même par éclatement, de braises incandescentes.
VOLUME
L’unité de mesure est le stère. C’est l’équivalent du m3 c’est à dire qu’un stère de bûches (coupées en 1 m) occupe 1 m de hauteur sur 1 m de longueur. L’unité encore très utilisée dans l’ouest est la corde. La corde correspond à 3 stères. Le prix est très souvent donné à la corde. 1 corde de bois débité en 1 m occupe donc théoriquement 3 m de longueur sur 1 m de hauteur ou bien 2 m de long sur 1,50 m de hauteur.
La qualité de rangement d’une corde de bois débité en rondins d’ 1 m d’un diamètre pouvant atteindre 15 cm est très dépendante de la forme de ce bois. Exploité à partir de haies ou d’arbres isolés, le bois ne présente que rarement une forme parfaitement cylindrique. Tortueux, il est plus difficilement empilable.
De ce fait et pour les besoins de l’utilisateur (inserts et poêles demandent souvent une alimentation inférieure à 40 cm), le rondin d’1 m est très souvent débité en 2 voire 3 parties. L’empilage devient plus facile et le volume obtenu plus compact.
Dans ces dimensions le bois est fréquemment refendu (mécaniquement) à partir de troncs ou de souches de diamètre trop conséquent.
STOCKAGE
Le bois comme combustible demande un séchage relativement long. Il est recommandé 2 années de stockage, dans un lieu aéré et protégé de la pluie. Au moment de la coupe sur pied, il contient de 45% à 60% d’eau. Le rendement énergétique est alors réduit de moitié et la combustion provoque fumée et encrassement des conduits d’évacuation.
Le bois considéré comme sec contient moins de 20% d’eau. Il doit être conservé si possible à une certaine distance de l’habitation (le bois vieillissant sera très fréquenté par des insectes comme la vrillette ou le capricorne dont on combat les effets sur les charpentes).. Le bois mort, bien sec, permet de faire démarrer un feu sans apport de produit d’allumage.
BOIS SOUILLES, PEINTS OU TRAITES
A éliminer systématiquement :
dégagement de fumées et gaz néfastes
encrassement des conduits de cheminées avec risques d’incendie
fumées malodorantes
BOIS D’ ALLUMAGE
Le fagot. Une tradition qui perdure dans certains villages. Originellement très utilisé pour allumer et faire chauffer le four à pain ; le fagot est le complément de la coupe de bois car il valorise le menu branchage. Bien sec il constitue la base de l’allumage par excellence. Souvent lié en 1 m de longueur, le fagot reste volumineux et donc peu facile à empiler. Chaque particulier est en mesure de se constituer une provision de mini fagots avec les restes de taille d’entretien, de branchages divers (fruitiers..)
ä Les bois fendus et refendus
Résidus du fendage de pièces de bois inexploitables, ils sont très intéressants en très petites dimension.
ä Le bois de récupération
(cagettes, boîtes de fromage..). Les bois d’emballage (souvent du bois blanc de peuplier) constituent un excellent allume feu. Mais dès que l’on suspecte un traitement de fond (palettes) il est à éviter.
ä Le bois éclaté commercialisé
« bûchettes ou bois d’allumage » vendu en sacs, en grandes et moyennes surfaces offre une garantie de qualité mais un prix de revient assez important. (de 6 à 12E les 20 kg de bûchettes de hêtre de 10 cm)T NORMALISATION
L’ADEME a entrepris d’établir une norme NF « Bois de chauffage » destinée à organiser des repères de qualité sur le plan national espérant améliorer de 10% la consommation du bois pour le chauffage domestique.
A 0% d’humidité le contenu énergétique est de 5,3 kwh/kg pour les résineux et 5,1 kwh/kg pour les feuillus.
Les taux d’humidité ont été organisés en 3 classes :
H1 : < 20% H2 < 35% H3 > 35%
La mesure est effectuée au moment de la livraison.
Les bois résineux brûlent vite, dégagent plus rapidement de la chaleur : épicéa, sapin, pin, mélèze.. conviennent davantage à des usages professionnels comme les utilisateurs de fours à pain traditionnels (boulangerie, pizzerias) Ils ont tendance à donner plus de suie.
Les feuillus sont classés en 3 groupes :
Groupe 1 : chêne, orme, charme, hêtre, frêne, merisier, érable
Groupe 2 : châtaignier, robinier, acacia, merisiers et arbres fruitiers
Groupe 3 : peuplier, bouleau, platane…
La norme NF recommande d’utiliser des appareils de chauffage labellisés « Flamme Verte » dont le rendement atteint au moins 60% (et un dégagement de CO <1%). Initiée par les fabricants, cette charte concerne les foyers fermés, poêles et inserts.
L’étiquette NF « bois de chauffage » jointe aux produits vendus lors de la livraison par une entreprise certifiée fournit au consommateur les info essentielles : groupe d’essence – longueur—niveau d’humidité - quantité…
Le bois est vendu en filets, palettes, en vrac ou en container quelle que soit l’époque.
Depuis 2004 le Syndicat national des producteurs de bois et charbon a créé une branche spécifique « bois de chauffage ». Le nombre des entreprises labellisées s’étoffe lentement. Cette orientation représente pour le consommateur peu ou non averti une garantie évidente mais la mise place engendre un surcoût qui pourrait paraître excessif voire contreproductif dans l’actuel mouvement d’incitation au développement d’énergies propres…
ACHAT DE PROXIMITÉ
Des opportunités diverses peuvent vous permettre d’acheter à proximité (exploitant agricole voisin, nettoyages de terrains, campagnes d’abattage..).
Points positifs :
moindre coût de transport et un coût moindre à l’achat,
maintien du tissus rural, de la convivialité, maintien des traditions, participation aux travaux, prétexte pour s’intéresser à l’environnement…
… autant de bonnes raisons d’acheter à proximité. Mais quelques recommandations :
être en mesure de reconnaître les qualités de bois
acheter à la bonne époque et pouvoir stocker un certain temps sur un terrain de surface suffisante
accepter moins d’homogénéité dans le produit (plusieurs espèces de bois peuvent être mélangées..)
connaître les prix couramment pratiqués dans la région (de 150 à 200 E la corde livrée en février 2007)
trouver les bonnes dimensions
Un nouveau débouché pour les déchets de bois de feuillus qui sont pressés, formatés en cylindres réguliers (20 cm de long en 9 cm de diamètre) faciles à stocker. Un avenir important pour ce procédé qui produit un combustible peu humide (3%), d’un rendement 3 fois supérieur au bois traditionnel. Volume de cendres réduit, peu d’encrassage des tuyauteries. Mais un coût supérieur. Le produit est parfois proposé en « équivalent » stère et devient donc 3 fois moins encombrant pour la même qualité énergétique....). Ex de prix: le lot 12 bûchettes de bois « densifié » est proposé à 5,90E.
La fabrication de granulés (pellets) a permis de créer des poêles et chaudières à alimentation continue. C’est un débouché prometteur pour la valorisation de déchets et chutes de bois. Ce procédé affiche des rendements identiques aux bûchettes reconstituées. De nouveaux poêles à réserve incorporée apparaissent sur le marché . Leur coût est concurrentiel. Le poêle à pellets offre des durée de feu continu de plus de 24h.
Documentation : ADEME
Revue « Environnement et technique » déc. 2005
Label Flamme Verte - CTBA
Guide du chauffage et de la climatisation. Déc. 2004
Étude association Familles Rurales
La couverture forestière avoisine les 30% du territoire français. La filière du bois chauffage estime à 50 millions de stères la demande annuelle. Outre les cheminées existantes, 230 000 appareils de chauffage au bois sont vendus chaque année. L’ADEME estime à
6 millions le nombre de résidences principales
utilisant un appareil de chauffage au bois associé à une autre source d’énergie électrique. La situation de l’ouest reste favorable au développement de ce mode d’énergie même si les particularités locales ne favorisent pas toujours l’obtention d’un bois d’excellente qualité.
LES « PLUS » ET LES « MOINS » DU CHAUFFAGE AU BOIS
En matière de protection de l’environnement la
combustion du bois représente une solution intéressante dans la mesure où elle ne rejette dans l’atmosphère que la quantité de C02 fixée au cours de la croissance de l’arbre. Le résultat est donc nul.
Plaisir : « chaleur » offerte par les parois vitrées des feux fermés, ambiance chaleureuse de la cheminée traditionnelle.
Prix : très abordables malgré la tendance à suivre les hausses du fuel, gaz et électricité.(ex : en 1 m, 180 euros la corde fin février 2007)
Les cendres : récupérées pour le jardinage
Problème de manutention, de rangement, de décendrage. (voir fiche poêle à bois)
LES BESOINS
La consommation annuelle moyenne est de 8 stères par habitation ou logement ; elle varie entre 4 stères pour un chauffage d’appoint et 30 stères pour un chauffage centralisé.
Pour les cheminées de type « feu ouvert » modèle traditionnel et selon les modèles, (ruraux traditionnels avec foyer acceptant des bois de plus d’1 m) la consommation est importante du fait d’un rendement énergétique faible ne dépassant pas 20%. Dans cette catégorie l’utilisation du bois de châtaignier est fortement déconseillée car en brûlant ce combustible provoque beaucoup de projections d’ « escarbilles» et même par éclatement, de braises incandescentes.
VOLUME
L’unité de mesure est le stère. C’est l’équivalent du m3 c’est à dire qu’un stère de bûches (coupées en 1 m) occupe 1 m de hauteur sur 1 m de longueur. L’unité encore très utilisée dans l’ouest est la corde. La corde correspond à 3 stères. Le prix est très souvent donné à la corde. 1 corde de bois débité en 1 m occupe donc théoriquement 3 m de longueur sur 1 m de hauteur ou bien 2 m de long sur 1,50 m de hauteur.
La qualité de rangement d’une corde de bois débité en rondins d’ 1 m d’un diamètre pouvant atteindre 15 cm est très dépendante de la forme de ce bois. Exploité à partir de haies ou d’arbres isolés, le bois ne présente que rarement une forme parfaitement cylindrique. Tortueux, il est plus difficilement empilable.
De ce fait et pour les besoins de l’utilisateur (inserts et poêles demandent souvent une alimentation inférieure à 40 cm), le rondin d’1 m est très souvent débité en 2 voire 3 parties. L’empilage devient plus facile et le volume obtenu plus compact.
Dans ces dimensions le bois est fréquemment refendu (mécaniquement) à partir de troncs ou de souches de diamètre trop conséquent.
STOCKAGE
Le bois comme combustible demande un séchage relativement long. Il est recommandé 2 années de stockage, dans un lieu aéré et protégé de la pluie. Au moment de la coupe sur pied, il contient de 45% à 60% d’eau. Le rendement énergétique est alors réduit de moitié et la combustion provoque fumée et encrassement des conduits d’évacuation.
Le bois considéré comme sec contient moins de 20% d’eau. Il doit être conservé si possible à une certaine distance de l’habitation (le bois vieillissant sera très fréquenté par des insectes comme la vrillette ou le capricorne dont on combat les effets sur les charpentes).. Le bois mort, bien sec, permet de faire démarrer un feu sans apport de produit d’allumage.
BOIS SOUILLES, PEINTS OU TRAITES
A éliminer systématiquement :
dégagement de fumées et gaz néfastes
encrassement des conduits de cheminées avec risques d’incendie
fumées malodorantes
BOIS D’ ALLUMAGE
Le fagot. Une tradition qui perdure dans certains villages. Originellement très utilisé pour allumer et faire chauffer le four à pain ; le fagot est le complément de la coupe de bois car il valorise le menu branchage. Bien sec il constitue la base de l’allumage par excellence. Souvent lié en 1 m de longueur, le fagot reste volumineux et donc peu facile à empiler. Chaque particulier est en mesure de se constituer une provision de mini fagots avec les restes de taille d’entretien, de branchages divers (fruitiers..)
ä Les bois fendus et refendus
Résidus du fendage de pièces de bois inexploitables, ils sont très intéressants en très petites dimension.
ä Le bois de récupération
(cagettes, boîtes de fromage..). Les bois d’emballage (souvent du bois blanc de peuplier) constituent un excellent allume feu. Mais dès que l’on suspecte un traitement de fond (palettes) il est à éviter.
ä Le bois éclaté commercialisé
« bûchettes ou bois d’allumage » vendu en sacs, en grandes et moyennes surfaces offre une garantie de qualité mais un prix de revient assez important. (de 6 à 12E les 20 kg de bûchettes de hêtre de 10 cm)T NORMALISATION
L’ADEME a entrepris d’établir une norme NF « Bois de chauffage » destinée à organiser des repères de qualité sur le plan national espérant améliorer de 10% la consommation du bois pour le chauffage domestique.
A 0% d’humidité le contenu énergétique est de 5,3 kwh/kg pour les résineux et 5,1 kwh/kg pour les feuillus.
Les taux d’humidité ont été organisés en 3 classes :
H1 : < 20% H2 < 35% H3 > 35%
La mesure est effectuée au moment de la livraison.
Les bois résineux brûlent vite, dégagent plus rapidement de la chaleur : épicéa, sapin, pin, mélèze.. conviennent davantage à des usages professionnels comme les utilisateurs de fours à pain traditionnels (boulangerie, pizzerias) Ils ont tendance à donner plus de suie.
Les feuillus sont classés en 3 groupes :
Groupe 1 : chêne, orme, charme, hêtre, frêne, merisier, érable
Groupe 2 : châtaignier, robinier, acacia, merisiers et arbres fruitiers
Groupe 3 : peuplier, bouleau, platane…
La norme NF recommande d’utiliser des appareils de chauffage labellisés « Flamme Verte » dont le rendement atteint au moins 60% (et un dégagement de CO <1%). Initiée par les fabricants, cette charte concerne les foyers fermés, poêles et inserts.
L’étiquette NF « bois de chauffage » jointe aux produits vendus lors de la livraison par une entreprise certifiée fournit au consommateur les info essentielles : groupe d’essence – longueur—niveau d’humidité - quantité…
Le bois est vendu en filets, palettes, en vrac ou en container quelle que soit l’époque.
Depuis 2004 le Syndicat national des producteurs de bois et charbon a créé une branche spécifique « bois de chauffage ». Le nombre des entreprises labellisées s’étoffe lentement. Cette orientation représente pour le consommateur peu ou non averti une garantie évidente mais la mise place engendre un surcoût qui pourrait paraître excessif voire contreproductif dans l’actuel mouvement d’incitation au développement d’énergies propres…
ACHAT DE PROXIMITÉ
Des opportunités diverses peuvent vous permettre d’acheter à proximité (exploitant agricole voisin, nettoyages de terrains, campagnes d’abattage..).
Points positifs :
moindre coût de transport et un coût moindre à l’achat,
maintien du tissus rural, de la convivialité, maintien des traditions, participation aux travaux, prétexte pour s’intéresser à l’environnement…
… autant de bonnes raisons d’acheter à proximité. Mais quelques recommandations :
être en mesure de reconnaître les qualités de bois
acheter à la bonne époque et pouvoir stocker un certain temps sur un terrain de surface suffisante
accepter moins d’homogénéité dans le produit (plusieurs espèces de bois peuvent être mélangées..)
connaître les prix couramment pratiqués dans la région (de 150 à 200 E la corde livrée en février 2007)
trouver les bonnes dimensions
Un nouveau débouché pour les déchets de bois de feuillus qui sont pressés, formatés en cylindres réguliers (20 cm de long en 9 cm de diamètre) faciles à stocker. Un avenir important pour ce procédé qui produit un combustible peu humide (3%), d’un rendement 3 fois supérieur au bois traditionnel. Volume de cendres réduit, peu d’encrassage des tuyauteries. Mais un coût supérieur. Le produit est parfois proposé en « équivalent » stère et devient donc 3 fois moins encombrant pour la même qualité énergétique....). Ex de prix: le lot 12 bûchettes de bois « densifié » est proposé à 5,90E.
La fabrication de granulés (pellets) a permis de créer des poêles et chaudières à alimentation continue. C’est un débouché prometteur pour la valorisation de déchets et chutes de bois. Ce procédé affiche des rendements identiques aux bûchettes reconstituées. De nouveaux poêles à réserve incorporée apparaissent sur le marché . Leur coût est concurrentiel. Le poêle à pellets offre des durée de feu continu de plus de 24h.
Documentation : ADEME
Revue « Environnement et technique » déc. 2005
Label Flamme Verte - CTBA
Guide du chauffage et de la climatisation. Déc. 2004
Étude association Familles Rurales
Fiche conseil : "le poële à pétrole"
Fiche conseil : "le poële à pétrole"
2 catégories : les appareils à mèche, les appareils électroniques.
1- Le brûleur à mèche
Capacité habituelle du réservoir 4 litres
Chauffe jusqu’à 100 m3 (puissance jusqu’à 3 kW)
Poids variant de 9 à 11 kg
Autonomie : de 12 à 14 h
a) A flux laminaire
Principe de la lampe à pétrole amélioré. De 60 à 100 € il fonctionne en « tout ou rien ». Le brûleur entourant la mèche est chauffé au rouge ; il chauffe donc par rayonnement (orienté par une parabole métallique) plus que par convection.
Allumage et extinction manuelle (tirette et bouton).
Nécessité des piles pour l’allumage.
Danger : une grille protège en principe les éléments brûlants de l’utilisateur. Mais de nombreux cas de brûlures aux mains des enfants ont été répertoriés (CHU de Lille disponible sur internet). A noter aussi un risque de départs d’incendies lorsque l’on pose des tissus à sécher très près de la grille ou sur le poêle.
Des sécurités (température, choc, arrêts d’urgence, basculement) sont installées sur tous les appareils.
Au niveau sanitaire le combustible produit de la vapeur d’eau et du monoxyde de carbone. Un détecteur coupe l’appareil en cas de basculement ou d’excédent de dégagement de CO.
(Pour cette catégorie, émanation tolérée jusqu’à 45 PPM* annoncée chez certains constructeurs).
b) A flamme
Prix de 150 à 200 €
Le principe est proche mais la combustion est améliorée. Le poêle chauffe plus par convection que par rayonnement ; Pour des appareils plus puissants (plus de 3 kW) le réservoir a une capacité de plus de 5 litres pour une autonomie de plus de 15 h et l’appareil peut atteindre un poids de 12 kg.
Danger : idem « flux laminaire »
Niveau sanitaire : idem « flux laminaire ». Mais la tolérance annoncée en émanation de monoxyde de carbone ne dépasse pas 20 PPM*.
Pour ces types d’appareil prévoir : mèches à changer tous les deux ans et filtre à vérifier ou changer.
Prix relevés :
Bas de gamme : 2400 w our 100m3 rés de 3,2 l 100 €
Inverter « 3007 » 3000 w pour 120m3 rés 5 l, 180 €
2- L’appareil électronique
Un prix plus conséquent : on approche des 400 e pour toucher les 900 € en très haut de gamme.
Une pompe incorporée prélève le combustible nécessaire dans le réservoir et une injection électronique assure un contrôle et un rendement maxima.
Avantages multiples :
forte automatisation (systèmes de sécurité, programmation de la température et des heures, contrôle des niveaux de combustible...)
parois froides
ventilation favorisant la répartition de la chaleur dans une pièce
taux d’émanation de CO inférieur à 15 PPM*
Mais : raccordement au réseau électrique qui le rend moins manoeuvrant. (activation de soufflerie, mémorisation des données..). Puissance électrique utilisée indiquée par le constructeur.
Les différences se font sur :
la puissance de chauffe de 2,5 kW à 5 kW
le volume du réservoir, l’autonomie (de
13 h à 50 h)
la qualité et le nombre d’options de la programmation
l’habillage et l’esthétique et la présence de « booster » système accélérant la montée en puissance de chauffe de l’appareil.
L’appareil est plus lourd (de 10 à 13 kg).
Danger : les sécurités sont plus nombreuses et performantes ; Le risque de brûlure par contact disparaît.
Ex de prix : Inverter 6007 4 kw 160m3 350 €
LE COMBUSTIBLE
« MANIPULER AVEC PRÉCAUTION »
Il est liquide, par ses caractéristiques il se rapproche du pétrole lampant de nos grands-mères. Comme le fuel, il provient par raffinage du pétrole extrait quelque part dans le monde, de ressources fossiles très exposées aux variations de prix et aux problèmes d’approvisionnements.
Il est vendu en container de 20 ou 25 litres, bidons plastiques traités comme emballage perdu ; il peut être vendu à la pompe dans certains réseaux de grande surface.
Il nécessite donc une manutention, fréquente, pas toujours aisée et un stockage. Le bidon de 20 litres avoisine les 20 kg. Une pompe plastique permet de soutirer le pétrole. Certaines précautions sont à prendre pour transvaser le produit (s’éloigner de l’appareil pour faire le plein grâce au réservoir extractible, éviter toute proximité de flamme...)
Son raffinage puis sa « désaromatisation » permettent d’obtenir un combustible de qualité, sans odeur, si l’on choisit le produit le plus élaboré donc le plus cher.
Précautions : Le liquide est relativement gras, les taches sont difficiles à ôter (solvant..). C’est un produit polluant dont la bonne conservation nécessite un lieu sec et sans lumière (le bidon conteneur est opaque). Il ne doit surtout pas être mélangé à d’autres carburants.
Stockage : éviter à l’intérieur des locaux d’habitation.
Il faut extraire le container de l’appareil de chauffage, faire le plein. Cette manoeuvre occasionne des éclaboussures. Ces risques sont limités si l’on dispose de la pompe manuelle.
UN COMBUSTIBLE COÛTEUX
Un coût : à l’unité, en période « calme » (quand le prix du baril de brut coté en bourse demeure moyen), on peut différencier un bas de gamme (18€ le bidon de 20 l) et un haut de gamme à 25€ les 20 l logés. Le combustible de bas de gamme se révèle souvent odorant et chargé de particules qui peuvent obturer le filtre et modifier la qualité de la mèche. Le container n’est pas repris.
LA POMPE (offerte à l’achat de l’appareil ou vendue pour environ 4 €). Manipulation aisée.
LE CHARIOT environ 12€
LE PRIX DE REVIENT REEL
Un appareil d’appoint à 200€ fonctionnant 4 h par jour pendant 5 mois consommant 20 l pour 60 h de combustible moyen (25 € le bidon de 20 l).
Amortissement sur 5 années (garantie fabricant 4 ans) et frais de renouvellement mêche et filtre, pile, électricité ( 20€ sur 2 ans) :
environ 16€ par semaine
CONCLUSION
DES ATOUTS SEDUISANTS...
Souplesse (il chauffe une pièce rapidement) et absence de conduit de fumées. Mise en oeuvre rapide et simple.
Encombrement réduit, déplacement aisé, carrosserie esthétique en haut de gamme.
Prix d’achat peu important en entrée de gamme.
Achat du combustible avant utilisation donc une certaine facilité pour contrôler sa dépense de chauffage.
Stockage possible en prévision du coup de froid.
MAIS…
Dépendance d’un combustible liquide qu’il faut transporter puis transvaser.
Utilisation de combustibles fossiles en cours de raréfaction dans le monde: production de gaz augmentant l‘effet de serre et coût variable, en général en hausse..
Danger potentiel de brûlure pour certains appareils d’entrée de gamme. La combustion utilise l’air de la pièce, il faut aérer. Dégagement de vapeur d’eau et de monoxyde de carbone.
Fonctionnement coûteux
… DONC
Importance d’un choix mûrement réfléchi en fonction des besoins et lorsque toute autre solution ne paraît pas satisfaisante.
Les appareils à mèche peuvent être très efficaces en cas de coupure EDF, de façon très provisoire ou pour mettre hors gel, provisoirement, un local technique …..et en restant très vigilants sur la sécurité.
Bien se documenter, calculer le prix de revient qui peut être assez élevé... et …..une utilisation à encadrer sérieusement...
* PPM : particules par million
Document élaboré à partir des données fournies par les constructeurs (Zibro camin, Kero, Inverter…), la grande distribution angevine, le shopping internet, l’ADEME, les services de santé publique…
Les expériences de nos adhérents
Réf : Norme ND 300 (émanation de CO contrôlée et température de parois inférieure à 80°)
2 catégories : les appareils à mèche, les appareils électroniques.
1- Le brûleur à mèche
Capacité habituelle du réservoir 4 litres
Chauffe jusqu’à 100 m3 (puissance jusqu’à 3 kW)
Poids variant de 9 à 11 kg
Autonomie : de 12 à 14 h
a) A flux laminaire
Principe de la lampe à pétrole amélioré. De 60 à 100 € il fonctionne en « tout ou rien ». Le brûleur entourant la mèche est chauffé au rouge ; il chauffe donc par rayonnement (orienté par une parabole métallique) plus que par convection.
Allumage et extinction manuelle (tirette et bouton).
Nécessité des piles pour l’allumage.
Danger : une grille protège en principe les éléments brûlants de l’utilisateur. Mais de nombreux cas de brûlures aux mains des enfants ont été répertoriés (CHU de Lille disponible sur internet). A noter aussi un risque de départs d’incendies lorsque l’on pose des tissus à sécher très près de la grille ou sur le poêle.
Des sécurités (température, choc, arrêts d’urgence, basculement) sont installées sur tous les appareils.
Au niveau sanitaire le combustible produit de la vapeur d’eau et du monoxyde de carbone. Un détecteur coupe l’appareil en cas de basculement ou d’excédent de dégagement de CO.
(Pour cette catégorie, émanation tolérée jusqu’à 45 PPM* annoncée chez certains constructeurs).
b) A flamme
Prix de 150 à 200 €
Le principe est proche mais la combustion est améliorée. Le poêle chauffe plus par convection que par rayonnement ; Pour des appareils plus puissants (plus de 3 kW) le réservoir a une capacité de plus de 5 litres pour une autonomie de plus de 15 h et l’appareil peut atteindre un poids de 12 kg.
Danger : idem « flux laminaire »
Niveau sanitaire : idem « flux laminaire ». Mais la tolérance annoncée en émanation de monoxyde de carbone ne dépasse pas 20 PPM*.
Pour ces types d’appareil prévoir : mèches à changer tous les deux ans et filtre à vérifier ou changer.
Prix relevés :
Bas de gamme : 2400 w our 100m3 rés de 3,2 l 100 €
Inverter « 3007 » 3000 w pour 120m3 rés 5 l, 180 €
2- L’appareil électronique
Un prix plus conséquent : on approche des 400 e pour toucher les 900 € en très haut de gamme.
Une pompe incorporée prélève le combustible nécessaire dans le réservoir et une injection électronique assure un contrôle et un rendement maxima.
Avantages multiples :
forte automatisation (systèmes de sécurité, programmation de la température et des heures, contrôle des niveaux de combustible...)
parois froides
ventilation favorisant la répartition de la chaleur dans une pièce
taux d’émanation de CO inférieur à 15 PPM*
Mais : raccordement au réseau électrique qui le rend moins manoeuvrant. (activation de soufflerie, mémorisation des données..). Puissance électrique utilisée indiquée par le constructeur.
Les différences se font sur :
la puissance de chauffe de 2,5 kW à 5 kW
le volume du réservoir, l’autonomie (de
13 h à 50 h)
la qualité et le nombre d’options de la programmation
l’habillage et l’esthétique et la présence de « booster » système accélérant la montée en puissance de chauffe de l’appareil.
L’appareil est plus lourd (de 10 à 13 kg).
Danger : les sécurités sont plus nombreuses et performantes ; Le risque de brûlure par contact disparaît.
Ex de prix : Inverter 6007 4 kw 160m3 350 €
LE COMBUSTIBLE
« MANIPULER AVEC PRÉCAUTION »
Il est liquide, par ses caractéristiques il se rapproche du pétrole lampant de nos grands-mères. Comme le fuel, il provient par raffinage du pétrole extrait quelque part dans le monde, de ressources fossiles très exposées aux variations de prix et aux problèmes d’approvisionnements.
Il est vendu en container de 20 ou 25 litres, bidons plastiques traités comme emballage perdu ; il peut être vendu à la pompe dans certains réseaux de grande surface.
Il nécessite donc une manutention, fréquente, pas toujours aisée et un stockage. Le bidon de 20 litres avoisine les 20 kg. Une pompe plastique permet de soutirer le pétrole. Certaines précautions sont à prendre pour transvaser le produit (s’éloigner de l’appareil pour faire le plein grâce au réservoir extractible, éviter toute proximité de flamme...)
Son raffinage puis sa « désaromatisation » permettent d’obtenir un combustible de qualité, sans odeur, si l’on choisit le produit le plus élaboré donc le plus cher.
Précautions : Le liquide est relativement gras, les taches sont difficiles à ôter (solvant..). C’est un produit polluant dont la bonne conservation nécessite un lieu sec et sans lumière (le bidon conteneur est opaque). Il ne doit surtout pas être mélangé à d’autres carburants.
Stockage : éviter à l’intérieur des locaux d’habitation.
Il faut extraire le container de l’appareil de chauffage, faire le plein. Cette manoeuvre occasionne des éclaboussures. Ces risques sont limités si l’on dispose de la pompe manuelle.
UN COMBUSTIBLE COÛTEUX
Un coût : à l’unité, en période « calme » (quand le prix du baril de brut coté en bourse demeure moyen), on peut différencier un bas de gamme (18€ le bidon de 20 l) et un haut de gamme à 25€ les 20 l logés. Le combustible de bas de gamme se révèle souvent odorant et chargé de particules qui peuvent obturer le filtre et modifier la qualité de la mèche. Le container n’est pas repris.
LA POMPE (offerte à l’achat de l’appareil ou vendue pour environ 4 €). Manipulation aisée.
LE CHARIOT environ 12€
LE PRIX DE REVIENT REEL
Un appareil d’appoint à 200€ fonctionnant 4 h par jour pendant 5 mois consommant 20 l pour 60 h de combustible moyen (25 € le bidon de 20 l).
Amortissement sur 5 années (garantie fabricant 4 ans) et frais de renouvellement mêche et filtre, pile, électricité ( 20€ sur 2 ans) :
environ 16€ par semaine
CONCLUSION
DES ATOUTS SEDUISANTS...
Souplesse (il chauffe une pièce rapidement) et absence de conduit de fumées. Mise en oeuvre rapide et simple.
Encombrement réduit, déplacement aisé, carrosserie esthétique en haut de gamme.
Prix d’achat peu important en entrée de gamme.
Achat du combustible avant utilisation donc une certaine facilité pour contrôler sa dépense de chauffage.
Stockage possible en prévision du coup de froid.
MAIS…
Dépendance d’un combustible liquide qu’il faut transporter puis transvaser.
Utilisation de combustibles fossiles en cours de raréfaction dans le monde: production de gaz augmentant l‘effet de serre et coût variable, en général en hausse..
Danger potentiel de brûlure pour certains appareils d’entrée de gamme. La combustion utilise l’air de la pièce, il faut aérer. Dégagement de vapeur d’eau et de monoxyde de carbone.
Fonctionnement coûteux
… DONC
Importance d’un choix mûrement réfléchi en fonction des besoins et lorsque toute autre solution ne paraît pas satisfaisante.
Les appareils à mèche peuvent être très efficaces en cas de coupure EDF, de façon très provisoire ou pour mettre hors gel, provisoirement, un local technique …..et en restant très vigilants sur la sécurité.
Bien se documenter, calculer le prix de revient qui peut être assez élevé... et …..une utilisation à encadrer sérieusement...
* PPM : particules par million
Document élaboré à partir des données fournies par les constructeurs (Zibro camin, Kero, Inverter…), la grande distribution angevine, le shopping internet, l’ADEME, les services de santé publique…
Les expériences de nos adhérents
Réf : Norme ND 300 (émanation de CO contrôlée et température de parois inférieure à 80°)
Fiche conseil : "Le poële à bois"
Fiche conseil : "Le poële à bois"
De plus en plus performant, adapté à l’habitat individuel, le poêle à bois s’inscrit dans la stratégie de valorisation des ressources énergétiques renouvelables locales ; dans la lutte contre la pollution, il peut être un atout, et dans le budget familial source d’économie.
Par la qualité de son esthétique, un choix judicieux de ses dimensions, il peut meubler et donner du caractère à une pièce. Plus de 140 000 pôeles ont été vendus en 2005. Les rendements ont été améliorés avec des avancées technologiques de 40% pour les modèles à l’ancienne à 85% pour les poêles de masse de conception récente.
INSTALLATION :
DES CONSEILS ET DES MISES EN GARDE
Il n’existe pas de normes spécifiques pour l’installation des poêles à bois, il est recommandé de se référer aux normes pour cheminées DTU 24.1, 24.2 « fumisterie ».
Il est fortement conseillé de s’adresser à un professionnel qualifié dont la compétence est reconnue et l’expérience certaine. (La mention portée sur le devis et la facture attestant d’un certificat de suivi de stage sécurité et de la garantie décennale de l’entreprise est un facteur de confiance).
La vente de poêles à bois représente un marché particulièrement attractif pour nombre d’enseignes commerciales . Il convient :
- d’être très attentif au matériel choisi (équipement, performances, entretien… et garanties proposées) et de s’attarder sur les documents techniques produits par le fabricant
- de faire une estimation aussi précise que possible sur le volume à chauffer et d’étudier le coût final de l’installation.
Les poêles peuvent se classer ainsi :
- conception ancienne :rend 40%, pollution moyenne, autonomie de 3 à 6h. – poêle à bûches «turbo» avec 2 arrivées d’air : rend 60 à 70%, pollution plus faible, autonomie de 5 à 10 h. – poêle à 2 arrivées d’air et 2 zones combustion, avec catalyseurs pour certains : rend de 60 à 80%, pollution faible en fonctionnement normal, autonomie de 7 à 15 h,.– Poêles à granulés: rend de 85%, pollution très faible, autonomie de 10 à 72 h (alimentation automatique), - Le poêle de masse: rend de 75 à 80%, durée de la combustion quelques heures par jour mais accumulation de chaleur, pollution faible a mis appareils très lourds jusqu’à plusieurs tonnes qui conditionnent une implantation définitive (immeuble conçu en fonction).
Le raccordement peut être fait à partir d’une cheminée existante qu’il y aura lieu de tuber ou à partir d’un conduit métallique double paroi.
AVEZ VOUS PENSE ?
Les bûches doivent être facilement transportées, la réserve sera à proximité et si possible au même niveau. Il faut descendre : l’accès doit être facile et la manipulation simple (poignées froides..).
Le bois doit être très sec (2 années d’abri) et de bonne qualité. La Longueur des bûches est déterminante ; par ex : des bûches de 50 cm ne peuvent convenir qu’à un appareil susceptible de chauffer 250 m3...) Sinon il faut prévoir un approvisionnement en 30 cm ou 45 cm.
- Une arrivée d’air extérieur à proximité se révèle souvent indispensable. Attention à la concurrence créée par une Ventilation Mécanique Contrôlée ou une cheminée fonctionnant en feu ouvert : des appels d’air peuvent contrecarrer le fonctionnement normal du poêle .
- Ne brûlez pas de bois de récup. pollués ou traités. Les fumées seront très polluantes voire agressive pour l’installation.
- Les poêles à bûches très performants sont équipés d’un foyer à combustion évoluée avec arrivées d’air primaire et secondaire, 2 zones de combustion, un déflecteur, un ventilateur centrifuge pulsant l’air d’arrivée; prévoir donc une prise électrique à proximité (ex Wanders, Hase, Attika..)
VOUS AVEZ CHOISI ?
a) Équipement (conforme à la norme AFNOR 35 376) : - Le matériau des parois (préférer la fonte ; certains habillages en faïence améliorent l’inertie thermique) ; l’esthétique fonctionnelle de l’appareil a beaucoup évolué (existence de coffre de rangement à bois intégré, de chauffe plat…).
- Préférez-vous rayonnement ou convection ? Les poêles de base (tôle, fonte) favorisent plutôt la convection , le poêle de masse plutôt le rayonnement. Ce dernier crée une meilleure sensation de confort et diminue la mise en mouvement de poussières. D‘autre part les parois sont moins chaudes et offrent une plus grande surface de radiation..
- Surveillez l’environnement du poêle : pas de paroi combustible à proximité, protégez l’accès à des parois brûlantes (enfants), plaque de sol (nettoyage et protection du revêtement.
- poids du poêle (de 70 à 600 kg.. Voire plus d‘une tonne) à prendre en compte . importance de l’emplacement choisi pour la distribution de la chaleur, du positionnement des sorties de fumée.
– Attention à la puissance nécessaire : éviter d’installer un appareil trop puissant. Le ralenti réduit le rendement, augmente la pollution des gaz de sortie, facilite l’encrassement des conduits. Des tables de calcul vous permettent d’estimer facilement les besoins.
- qualité de l’accès (porte maniable..) et facilité de nettoyage (décendrage au moins hebdomadaire..) ; capacité du foyer et
entretien conseillé (vitres propres…)
- combustions doubles (2 arrivées d’air) ou catalytiques ; la combustion double offre tous les avantages : peu d’émanation de gaz brûlés, un meilleur rendement et peu de suie dans le conduit. Ne négligez pas les systèmes de ventilation « turbo »qui propulsent vers l’avant la chaleur (branchement électrique)
b) Performances
- Rendement énergétique du poêle affiché par le constructeur ; le classement flamme verte indique que le rendement amélioré avoisine les 60%. Ces statistiques sont établies dans des conditions idéales et sont très liées à la qualité du bois utilisé, à la qualité de l’installation.
- Rendement énergétique du bois :1 stère de bois de feuillus « durs » pèse de 350 à 500 kg, de feuillus « tendres » pèse de 250 à 300 kg, de résineux de 250 à 400 kg. La valeur calorique moyenne pour 1 tonne de bois varie de : 3500 kwh pour le chêne « sec » (20%) à 1800 kwh pour le même bois "humide" (50% ) .
Certains appareils supportent un fonctionnement en feu ouvert (grillades...) Dans ce cas l’appareil relève plus de la cheminée traditionnelle avec des performances faibles (30%).
c) La sensation de confort
Elle est liée à la qualité de la construction de l’habitat et surtout à la qualité de l’isolation thermique. Ce mode de chauffage doit être pensé lors de la construction ou d’une rénovation lourde. La disposition architecturale des lieux de vie doit intégrer l’utilisation d’un poêle à bois (exemple les systèmes nordiques ou poêles « norvégiens » de masse) quand il devient l’élément principal du chauffage de l’habitation.
AVEZ-VOUS UNE IDEE DU COUT REEL ? (données indicatives en fév . 2007)
il est recommandé 2 ramonages par an, les procédés chimiques peuvent ne pas être pris en compte par votre compagnie d’assurances en cas d’incendie: Prix d’un ramonage environ 120 Euros )
- la corde de bois (3 stères) coûte environ 180 Euros. Pour un type F5, prévoir, par an, 7 cordes (chauffage exclusivement bois). Il existe aussi des bûchettes de bois reconstitué (plus homogène, calorique, facile à stocker, à utiliser et moins encombrant ; 250 Euros la tonne – équivalent 5000 kwh selon le guide du chauffage 2005 /2006)
- l’achat de l’appareil (de 500 à 2000 E et plus si c’est un appareil de masse)
- achat et installation de la gaine inox et des accessoires nécessaires à la pose : prévoir par exemple 50 E du ml en 180 inox double peau et 200 E de l‘heure de main d’œuvre.
Exemple de COMPARATIF pour un logement de 120m², bien isolé dans l’Ouest: fuel (Chauffage central + eau chaude) : chaudière 5000E /10ans et 3000l de fuel par an ( 0,62E/l au 30 sept 2006 soit 1860E). Bois ( 75% chauffage sans eau chaude) investissement poêle 1500 E /10 ans et 3 cordes de bois (540E par an) complément chauffage fuel 800l/an soit 496E/an. Total des coûts de chauffage bois complémenté fuel : 1036E/an de consommation au lieu de 1860E.
UN AVENIR PROMETTEUR
Le POELE à PELLETS (granulés) : très haut rendement, facilité de gestion du combustible, stockage des granulés peu encombrant, cendres résiduelles peu importante et réglage facile pour lee allures de chauffage (feu continu). La fabrication des pellets se développent, les prix devraient baisser.
FICHE CONSEIL réalisée d’après les documents ALISEE (02 41 18 59 40), AGEDEN (04 76 51 62 29) ADEME ( 02 40 35 68 00), ITEBE et le conseil d’installateurs agréés de Maine et Loire., l’ouvrage « poêles et insertts de « Terre vivnate » par C. Aubert.. Sources comerciales diverses (Deville, Godin, Oliger, Le Droff, Supra, wanders, NTC(granulés) Fondis, Cogra, Philippe.. ….)
1. Conduit inox isolé ou tubage du boisseau pour éviter la condensation et le dépôt du bistre ; la souche doit être soigneusement réalisée.
2. Écart au feu de 16 cm minimum entre conduit et matériau combustible.
3. Conduit conforme au DTU. En cas de boisseaux de terre cuite alvéolée vérifier étanchéité et qualité des joints.
4. Dépassement sous plafond de 5 cm minimum pour conduits de boisseaux récents.
5. Isolation du mur d’adossement.
6. Conduit inox de 180 mm de diamètre minimum.
7. Conduit d’arrivée d’air.
De plus en plus performant, adapté à l’habitat individuel, le poêle à bois s’inscrit dans la stratégie de valorisation des ressources énergétiques renouvelables locales ; dans la lutte contre la pollution, il peut être un atout, et dans le budget familial source d’économie.
Par la qualité de son esthétique, un choix judicieux de ses dimensions, il peut meubler et donner du caractère à une pièce. Plus de 140 000 pôeles ont été vendus en 2005. Les rendements ont été améliorés avec des avancées technologiques de 40% pour les modèles à l’ancienne à 85% pour les poêles de masse de conception récente.
INSTALLATION :
DES CONSEILS ET DES MISES EN GARDE
Il n’existe pas de normes spécifiques pour l’installation des poêles à bois, il est recommandé de se référer aux normes pour cheminées DTU 24.1, 24.2 « fumisterie ».
Il est fortement conseillé de s’adresser à un professionnel qualifié dont la compétence est reconnue et l’expérience certaine. (La mention portée sur le devis et la facture attestant d’un certificat de suivi de stage sécurité et de la garantie décennale de l’entreprise est un facteur de confiance).
La vente de poêles à bois représente un marché particulièrement attractif pour nombre d’enseignes commerciales . Il convient :
- d’être très attentif au matériel choisi (équipement, performances, entretien… et garanties proposées) et de s’attarder sur les documents techniques produits par le fabricant
- de faire une estimation aussi précise que possible sur le volume à chauffer et d’étudier le coût final de l’installation.
Les poêles peuvent se classer ainsi :
- conception ancienne :rend 40%, pollution moyenne, autonomie de 3 à 6h. – poêle à bûches «turbo» avec 2 arrivées d’air : rend 60 à 70%, pollution plus faible, autonomie de 5 à 10 h. – poêle à 2 arrivées d’air et 2 zones combustion, avec catalyseurs pour certains : rend de 60 à 80%, pollution faible en fonctionnement normal, autonomie de 7 à 15 h,.– Poêles à granulés: rend de 85%, pollution très faible, autonomie de 10 à 72 h (alimentation automatique), - Le poêle de masse: rend de 75 à 80%, durée de la combustion quelques heures par jour mais accumulation de chaleur, pollution faible a mis appareils très lourds jusqu’à plusieurs tonnes qui conditionnent une implantation définitive (immeuble conçu en fonction).
Le raccordement peut être fait à partir d’une cheminée existante qu’il y aura lieu de tuber ou à partir d’un conduit métallique double paroi.
AVEZ VOUS PENSE ?
Les bûches doivent être facilement transportées, la réserve sera à proximité et si possible au même niveau. Il faut descendre : l’accès doit être facile et la manipulation simple (poignées froides..).
Le bois doit être très sec (2 années d’abri) et de bonne qualité. La Longueur des bûches est déterminante ; par ex : des bûches de 50 cm ne peuvent convenir qu’à un appareil susceptible de chauffer 250 m3...) Sinon il faut prévoir un approvisionnement en 30 cm ou 45 cm.
- Une arrivée d’air extérieur à proximité se révèle souvent indispensable. Attention à la concurrence créée par une Ventilation Mécanique Contrôlée ou une cheminée fonctionnant en feu ouvert : des appels d’air peuvent contrecarrer le fonctionnement normal du poêle .
- Ne brûlez pas de bois de récup. pollués ou traités. Les fumées seront très polluantes voire agressive pour l’installation.
- Les poêles à bûches très performants sont équipés d’un foyer à combustion évoluée avec arrivées d’air primaire et secondaire, 2 zones de combustion, un déflecteur, un ventilateur centrifuge pulsant l’air d’arrivée; prévoir donc une prise électrique à proximité (ex Wanders, Hase, Attika..)
VOUS AVEZ CHOISI ?
a) Équipement (conforme à la norme AFNOR 35 376) : - Le matériau des parois (préférer la fonte ; certains habillages en faïence améliorent l’inertie thermique) ; l’esthétique fonctionnelle de l’appareil a beaucoup évolué (existence de coffre de rangement à bois intégré, de chauffe plat…).
- Préférez-vous rayonnement ou convection ? Les poêles de base (tôle, fonte) favorisent plutôt la convection , le poêle de masse plutôt le rayonnement. Ce dernier crée une meilleure sensation de confort et diminue la mise en mouvement de poussières. D‘autre part les parois sont moins chaudes et offrent une plus grande surface de radiation..
- Surveillez l’environnement du poêle : pas de paroi combustible à proximité, protégez l’accès à des parois brûlantes (enfants), plaque de sol (nettoyage et protection du revêtement.
- poids du poêle (de 70 à 600 kg.. Voire plus d‘une tonne) à prendre en compte . importance de l’emplacement choisi pour la distribution de la chaleur, du positionnement des sorties de fumée.
– Attention à la puissance nécessaire : éviter d’installer un appareil trop puissant. Le ralenti réduit le rendement, augmente la pollution des gaz de sortie, facilite l’encrassement des conduits. Des tables de calcul vous permettent d’estimer facilement les besoins.
- qualité de l’accès (porte maniable..) et facilité de nettoyage (décendrage au moins hebdomadaire..) ; capacité du foyer et
entretien conseillé (vitres propres…)
- combustions doubles (2 arrivées d’air) ou catalytiques ; la combustion double offre tous les avantages : peu d’émanation de gaz brûlés, un meilleur rendement et peu de suie dans le conduit. Ne négligez pas les systèmes de ventilation « turbo »qui propulsent vers l’avant la chaleur (branchement électrique)
b) Performances
- Rendement énergétique du poêle affiché par le constructeur ; le classement flamme verte indique que le rendement amélioré avoisine les 60%. Ces statistiques sont établies dans des conditions idéales et sont très liées à la qualité du bois utilisé, à la qualité de l’installation.
- Rendement énergétique du bois :1 stère de bois de feuillus « durs » pèse de 350 à 500 kg, de feuillus « tendres » pèse de 250 à 300 kg, de résineux de 250 à 400 kg. La valeur calorique moyenne pour 1 tonne de bois varie de : 3500 kwh pour le chêne « sec » (20%) à 1800 kwh pour le même bois "humide" (50% ) .
Certains appareils supportent un fonctionnement en feu ouvert (grillades...) Dans ce cas l’appareil relève plus de la cheminée traditionnelle avec des performances faibles (30%).
c) La sensation de confort
Elle est liée à la qualité de la construction de l’habitat et surtout à la qualité de l’isolation thermique. Ce mode de chauffage doit être pensé lors de la construction ou d’une rénovation lourde. La disposition architecturale des lieux de vie doit intégrer l’utilisation d’un poêle à bois (exemple les systèmes nordiques ou poêles « norvégiens » de masse) quand il devient l’élément principal du chauffage de l’habitation.
AVEZ-VOUS UNE IDEE DU COUT REEL ? (données indicatives en fév . 2007)
il est recommandé 2 ramonages par an, les procédés chimiques peuvent ne pas être pris en compte par votre compagnie d’assurances en cas d’incendie: Prix d’un ramonage environ 120 Euros )
- la corde de bois (3 stères) coûte environ 180 Euros. Pour un type F5, prévoir, par an, 7 cordes (chauffage exclusivement bois). Il existe aussi des bûchettes de bois reconstitué (plus homogène, calorique, facile à stocker, à utiliser et moins encombrant ; 250 Euros la tonne – équivalent 5000 kwh selon le guide du chauffage 2005 /2006)
- l’achat de l’appareil (de 500 à 2000 E et plus si c’est un appareil de masse)
- achat et installation de la gaine inox et des accessoires nécessaires à la pose : prévoir par exemple 50 E du ml en 180 inox double peau et 200 E de l‘heure de main d’œuvre.
Exemple de COMPARATIF pour un logement de 120m², bien isolé dans l’Ouest: fuel (Chauffage central + eau chaude) : chaudière 5000E /10ans et 3000l de fuel par an ( 0,62E/l au 30 sept 2006 soit 1860E). Bois ( 75% chauffage sans eau chaude) investissement poêle 1500 E /10 ans et 3 cordes de bois (540E par an) complément chauffage fuel 800l/an soit 496E/an. Total des coûts de chauffage bois complémenté fuel : 1036E/an de consommation au lieu de 1860E.
UN AVENIR PROMETTEUR
Le POELE à PELLETS (granulés) : très haut rendement, facilité de gestion du combustible, stockage des granulés peu encombrant, cendres résiduelles peu importante et réglage facile pour lee allures de chauffage (feu continu). La fabrication des pellets se développent, les prix devraient baisser.
FICHE CONSEIL réalisée d’après les documents ALISEE (02 41 18 59 40), AGEDEN (04 76 51 62 29) ADEME ( 02 40 35 68 00), ITEBE et le conseil d’installateurs agréés de Maine et Loire., l’ouvrage « poêles et insertts de « Terre vivnate » par C. Aubert.. Sources comerciales diverses (Deville, Godin, Oliger, Le Droff, Supra, wanders, NTC(granulés) Fondis, Cogra, Philippe.. ….)
1. Conduit inox isolé ou tubage du boisseau pour éviter la condensation et le dépôt du bistre ; la souche doit être soigneusement réalisée.
2. Écart au feu de 16 cm minimum entre conduit et matériau combustible.
3. Conduit conforme au DTU. En cas de boisseaux de terre cuite alvéolée vérifier étanchéité et qualité des joints.
4. Dépassement sous plafond de 5 cm minimum pour conduits de boisseaux récents.
5. Isolation du mur d’adossement.
6. Conduit inox de 180 mm de diamètre minimum.
7. Conduit d’arrivée d’air.
Fiche conseil : "Les diagnostics pour votre habitation" (2)
Fiche conseil : "Les diagnostics pour votre habitation" (2)
N°5 DIAGNOSTIC de PERFORMANCES ENERGETIQUES de l’habitation Un D. P. E. Pourquoi ?
Pour l’acquisition Le candidat doit ’être informé sur les caractéristiques techniques thermiques (chauffage, prod. d’eau chaude,....), être sensibilisé sur la lutte contre l’effet de serre ,’être incité à réaliser des travaux d’économie d’énergie grâce à des recommandations de travaux.
Pour la location: Le D. P. E. devra être joint au bail au moment de la signature du bail ou de sa reconduction. Il comporte :
1°) la description globale de l’habitation, de ses équipements thermiques,- une évaluation de sa conso annuelle d’énergie,- une « graduation » énergétique de A à G . L’étiquette A correspond à un local dont la conso annuelle, transformée en kwh / m² ne dépasse pas 50 kwh par m2 L’étiquette B c’est de 51 à 90 kwh/an/m2 le C de 91 à 150 kwh/an/m2 ….… le F de 331 à 450 kwh/an/m2
Notions : Le PCS (pouvoir calorifique supérieur), le PCI (pouvoir calorifique inférieur), Energie finale, Energie primaire,
Ex: le litre de fuel 9,97 kwh (pci) le butane 6,9 kwh(pci)… Des tables et des formules de conversion permettent au diagnostiqueur de calculer ensemble de l’énergie primaire dépensée par l’habitation.
2°) un calcul des émissions de gaz à effet de serre engendrée par cette habitation. Le calcul de CO² par kwh PCI d’énergie finale
3°) des conseils pour améliorer la situation.
Les diverses factures d’énergie ou de relevé de charge devraient être intégrées. Dans un second temps des méthodes techniques plus élaborées (thermo graphie par infrarouge..…)devraient apporter plus de précisions sur les localisations des pertes et ponts thermiques.
Le processus utilisé fait appel aujourd’hui à des méthodes de calcul et formules mise au point par l’ADEME. (arrêté du 15/09/06) pour les bâtiments construits après 1948.
Une date clé : 1er novembre 2006
Si la promesse de vente et l’acte authentique ont été signés avant le 30 octobre 2006, l’immeuble n’ était pas concerné.
Jusqu’au 31 10 2007 le diagnostic de performance énergétique doit être tenu à disposition de l’acheteur qui le demande: Iil est dressé par un technicien qualifié. Ce diagnosttic a une simple valeur informative et incitative; l’acquéreur ne pourra se prévaloir des informations contenues à l’encontre du vendeur.
A partir du 1er juillet 2007 tout constructeur doit établir un diagnostic au plus tard à la réception des travaux.
A partir du 1er novembre 2007 le diagnostic « performances énergétiques » sera regroupé avec les autres documents dans un dossier technique, unique.
L’OBJECTIF est d’amener le parc immobilier français au moins vers la catégorie C . La qualité de « l’étiquette » pourrait apporter une valeur ajoutée à l’immeuble. Le DPE l est valable 10 ans et le coût du diagnostic se situe entre 280 et 400 euros selon l’importance de l’immeuble.
Communication au locataire. Les contrats de location en cours ne seront concernés qu’au moment du renouvellement.
N° 6 DIAGNOSTIC
L’ INSTALLATION ELECTRIQUE
Réf : prévue dans l’ordonnance du 8 juin 2005, le décret d’application : 1 07 2007.
Objectif : estimer la qualité de l’équipement électrique du logement dont l’installation a plus de 15 ans.
Non encore obligatoire. Validité 1 an.
Communication prévue pour le locataire.
N°7 ATTESTATION de CONFORMITE
LES EAUX USEES
Réf : Loi sur l’EAU de 1992 Circulaires d’application de 1996 et 1997. Règlements des collectivités locales
Que ce soit dans le cadre d’un Service Public d’assainissement collectif ou de celui d’un service public d’assainissement individuel (SPANC) une information est communiquée à l’acheteur de l’habitation.
La particularité de ces contrôles réside essentiellement dans le fait qu’elle relève de l’autorité locale compétente. Dans le cas de l’assainissement non collectif, l’autorité compétente (une commune, une communauté de commune, un groupement de communautés..) officiellement mise en place au 1er janvier 2006 a émis un règlement spécifique qui peut être différent d‘une collectivité à l‘autre. La mise en application de cette réglementation elle-même peut être étalée dans le temps, 2015 par exemple en date limite. Compte tenu de cette multiplicité des repères il convient de se référer à la réglementation locale en vigueur (Mairie).
En règle générale, le service concerné ou les représentants de la firme privée qui a délégation de service peuvent attester, si l’habitation est récente, de la conformité des modes de rejet. Si l’habitation est plus ancienne ou que des modifications notables ont été opérées, il est procédé à un diagnostic adapté : colorants pour les EV et E U, fumées pour les conduits de ventilation… Dans le cas d’assainissement collectif, l’opération est particulièrement simple; elle peut être plus sujette à contestation si le propriétaire a choisi pour un assainissement autonome des processus alternatifs (ex: roselières..) .
A noter que dans le cas du SPANC, le locataire doit être suffisamment informé pour faire face au coût engendré par l’entretien et les contrôles qui relèvent de son fonctionnement (redevance, vidanges régulières..). A ce jour l’attestation de conformité est délivrée gratuitement par le gestionnaire du service.
Attention à la mise en conformité qui peut être coûteuse. Chaque cas est particulier en fonction de la nature du terrain, de sa pente, de sa surface, de sa situation géographique… En zone inondable les solutions techniques deviennent particulièrement contraignantes.
Pour les installations utilisant des filières « naturelles », ex :roselières, bacs divers… il est indispensable de pouvoir apporter « la preuve » du bon fonctionnement du système.
Après contrôle de non conformité le propriétaire a un délai de 4 ans pour se mettre aux normes.
N° 8 INFORMATION
ETAT des RISQUES NATURELS et TECHNOLOGIQUES.
Loi du 30 07 03, décrets de 2005
Dans les zones mentionnées au I de l’article L 125-5 du code de l’environnement,
l’état des risques naturels et technologiques établi à partir des informations mises à disposition par le préfet doit figurer dans le dossier de diagnostic technique, lors de la vente de l’immeuble.
Il doit être remis également au locataire.
N° 9 INFORMATION
SURFACE REELLE HABITABLE de votre appartement ou de votre habitation
La loi CARREZ (18 12 1996) s’impose dans le cas de copropriétés. La superficie doit être mentionnée dans la promesse de vente ou l’acte de vente de tout ou partie d’un bien immobilier en copropriété. La loi prévoit la suite à donner lorsque une ’erreur supérieure au 1/5 de la surface déclarée est constatée.
La vente peut être faite avec indication d’une superficie et d’un prix au m² ou simplement l’indication d’une superficie approximative.
L’ intervention d’un expert-géomètre garantit indépendance et exactitude. Mais rien n’oblige le vendeur à a faire appel à l’expertise. Le mesurage des superficies implique le respect des normes (hauteur de 1,8Om ….)
La validité est remise en cause en cas de modifications
ou de restructuration des espaces.
N° 10 INFO. TECHNIQUE
CONFORMITE (SECURITE) des PISCINES (enterrées et non closes)
Depuis janvier 2004 le propriétaire doit disposer d’une notice technique du constructeur indiquant la conformité du dispositif de sécurité. Une déclaration sur l’honneur engageant le vendeur sur la conformité du dispositif peut se substituer.
N°11 INFO. TECHNIQUE
CONTRÖLE PERIODIQUE des CHAUDIERES
Pour les chaudières de plus de 15ans (de 40kw à 100kw) : tous les 4 ans inspection. Objectif: s’assurer du maintien d’une performance optimale. La 1ère inspection interviendra dans le délai d’un an après la date de promulgation du décret (fin 2006). Une expertise de l’ensemble de l’installation de chauffage sera également exigée. Des entreprises seront « certifiées » pour dresser l’état du système; elles auront un rôle de conseil.
Dans un premier temps la procédure d’entretien de votre chauffagiste vaudra contrôle.
N°12 INFO. TECHNIQUE
BORNAGE de propriété Loi du 13 12 2000
Le propriétaire vendeur du bien est tenu de fournir un plan de bornage dans le cas de vente d’un immeuble de plus de 15 ans.
Validité permanente s’il n’y a pas d’actes de divisions ou de modification de parcelle.
N°13 SUIVI TECHNIQUE LES ASCENSEURS Le contrôle de sécurité des ascenseurs a été introduit dans le décret du 9 septembre 2004. Ils doivent faire l’objet d’un contrôle technique à intervalles réguliers: fonctionnement et équipements.
CONCLUSIONS
Courant 2006 le Conseil National de la Consommation réuni sous l’égide de la DGCCRF a décidé de redéfinir la formation et la mission des diagnostiqueurs: Ces personnes devront être certifiées après épreuves théoriques et pratiques. Durant les cycles de certifications, une opération de surveillance réalisée par l’organisme certificateur permet de s’assurer que le diagnostiqueur se tient à jour des évolutions techniques et réglementaires, qu’il exerce réellement l’activité pour laquelle il est certifié. Un suivi permanent sera assuré par les organismes de formation. La certification sera délivrée pour 5 ans.
LES QUESTIONS à se POSER :
Ne serait-il pas normal que le locataire dispose de l’ensemble des informations liées au logement qu’il occupe?
En zone rurale, le maillage géographique des diagnostiqueurs permettra-t-il une véritable mise en concurrence?
Le coût des déplacements pèsera sensiblement sur le tarif de la prestation. L’ensemble des opérations de diagnostic n’incite –t -il pas des aigrefins à abuser de la faiblesse de personnes mal-informées ou dépendantes en prospectant systématiquement dans le but unique de réaliser des travaux ?
Certaines officines ne risquent-elles pas de transformer ces opérations de diagnostic en un véritable produit d’appel incitant le particulier à prendre le pack (tous les diagnostics) ?
Après le passage du diagnostiqueur, comment contester ou se plaindre de la prestation ?
Dans le cas du SPANC , la réglementation prévoit que le propriétaire doit laisser l’accès à ses installations pour les opérations de contrôle. Quels modes de contestation en cas de différent?
Ou se renseigner en Maine et Loire :
- S.C.L. Place Lafayette Angers02 41889231
- Préfecture (risques naturels :communes inondables 154..)
- DDE pour les termites - DDASS pour le plomb, l’amiante - DDCCRF, notaires, annuaire profesionnel pour les listes de diagnostiqueurs Mairie pour l' assainissement
Consulter qualicert.fr ou les Fédérations professionnelles: Géomètres experts, FIDI , FNECI
N°5 DIAGNOSTIC de PERFORMANCES ENERGETIQUES de l’habitation Un D. P. E. Pourquoi ?
Pour l’acquisition Le candidat doit ’être informé sur les caractéristiques techniques thermiques (chauffage, prod. d’eau chaude,....), être sensibilisé sur la lutte contre l’effet de serre ,’être incité à réaliser des travaux d’économie d’énergie grâce à des recommandations de travaux.
Pour la location: Le D. P. E. devra être joint au bail au moment de la signature du bail ou de sa reconduction. Il comporte :
1°) la description globale de l’habitation, de ses équipements thermiques,- une évaluation de sa conso annuelle d’énergie,- une « graduation » énergétique de A à G . L’étiquette A correspond à un local dont la conso annuelle, transformée en kwh / m² ne dépasse pas 50 kwh par m2 L’étiquette B c’est de 51 à 90 kwh/an/m2 le C de 91 à 150 kwh/an/m2 ….… le F de 331 à 450 kwh/an/m2
Notions : Le PCS (pouvoir calorifique supérieur), le PCI (pouvoir calorifique inférieur), Energie finale, Energie primaire,
Ex: le litre de fuel 9,97 kwh (pci) le butane 6,9 kwh(pci)… Des tables et des formules de conversion permettent au diagnostiqueur de calculer ensemble de l’énergie primaire dépensée par l’habitation.
2°) un calcul des émissions de gaz à effet de serre engendrée par cette habitation. Le calcul de CO² par kwh PCI d’énergie finale
3°) des conseils pour améliorer la situation.
Les diverses factures d’énergie ou de relevé de charge devraient être intégrées. Dans un second temps des méthodes techniques plus élaborées (thermo graphie par infrarouge..…)devraient apporter plus de précisions sur les localisations des pertes et ponts thermiques.
Le processus utilisé fait appel aujourd’hui à des méthodes de calcul et formules mise au point par l’ADEME. (arrêté du 15/09/06) pour les bâtiments construits après 1948.
Une date clé : 1er novembre 2006
Si la promesse de vente et l’acte authentique ont été signés avant le 30 octobre 2006, l’immeuble n’ était pas concerné.
Jusqu’au 31 10 2007 le diagnostic de performance énergétique doit être tenu à disposition de l’acheteur qui le demande: Iil est dressé par un technicien qualifié. Ce diagnosttic a une simple valeur informative et incitative; l’acquéreur ne pourra se prévaloir des informations contenues à l’encontre du vendeur.
A partir du 1er juillet 2007 tout constructeur doit établir un diagnostic au plus tard à la réception des travaux.
A partir du 1er novembre 2007 le diagnostic « performances énergétiques » sera regroupé avec les autres documents dans un dossier technique, unique.
L’OBJECTIF est d’amener le parc immobilier français au moins vers la catégorie C . La qualité de « l’étiquette » pourrait apporter une valeur ajoutée à l’immeuble. Le DPE l est valable 10 ans et le coût du diagnostic se situe entre 280 et 400 euros selon l’importance de l’immeuble.
Communication au locataire. Les contrats de location en cours ne seront concernés qu’au moment du renouvellement.
N° 6 DIAGNOSTIC
L’ INSTALLATION ELECTRIQUE
Réf : prévue dans l’ordonnance du 8 juin 2005, le décret d’application : 1 07 2007.
Objectif : estimer la qualité de l’équipement électrique du logement dont l’installation a plus de 15 ans.
Non encore obligatoire. Validité 1 an.
Communication prévue pour le locataire.
N°7 ATTESTATION de CONFORMITE
LES EAUX USEES
Réf : Loi sur l’EAU de 1992 Circulaires d’application de 1996 et 1997. Règlements des collectivités locales
Que ce soit dans le cadre d’un Service Public d’assainissement collectif ou de celui d’un service public d’assainissement individuel (SPANC) une information est communiquée à l’acheteur de l’habitation.
La particularité de ces contrôles réside essentiellement dans le fait qu’elle relève de l’autorité locale compétente. Dans le cas de l’assainissement non collectif, l’autorité compétente (une commune, une communauté de commune, un groupement de communautés..) officiellement mise en place au 1er janvier 2006 a émis un règlement spécifique qui peut être différent d‘une collectivité à l‘autre. La mise en application de cette réglementation elle-même peut être étalée dans le temps, 2015 par exemple en date limite. Compte tenu de cette multiplicité des repères il convient de se référer à la réglementation locale en vigueur (Mairie).
En règle générale, le service concerné ou les représentants de la firme privée qui a délégation de service peuvent attester, si l’habitation est récente, de la conformité des modes de rejet. Si l’habitation est plus ancienne ou que des modifications notables ont été opérées, il est procédé à un diagnostic adapté : colorants pour les EV et E U, fumées pour les conduits de ventilation… Dans le cas d’assainissement collectif, l’opération est particulièrement simple; elle peut être plus sujette à contestation si le propriétaire a choisi pour un assainissement autonome des processus alternatifs (ex: roselières..) .
A noter que dans le cas du SPANC, le locataire doit être suffisamment informé pour faire face au coût engendré par l’entretien et les contrôles qui relèvent de son fonctionnement (redevance, vidanges régulières..). A ce jour l’attestation de conformité est délivrée gratuitement par le gestionnaire du service.
Attention à la mise en conformité qui peut être coûteuse. Chaque cas est particulier en fonction de la nature du terrain, de sa pente, de sa surface, de sa situation géographique… En zone inondable les solutions techniques deviennent particulièrement contraignantes.
Pour les installations utilisant des filières « naturelles », ex :roselières, bacs divers… il est indispensable de pouvoir apporter « la preuve » du bon fonctionnement du système.
Après contrôle de non conformité le propriétaire a un délai de 4 ans pour se mettre aux normes.
N° 8 INFORMATION
ETAT des RISQUES NATURELS et TECHNOLOGIQUES.
Loi du 30 07 03, décrets de 2005
Dans les zones mentionnées au I de l’article L 125-5 du code de l’environnement,
l’état des risques naturels et technologiques établi à partir des informations mises à disposition par le préfet doit figurer dans le dossier de diagnostic technique, lors de la vente de l’immeuble.
Il doit être remis également au locataire.
N° 9 INFORMATION
SURFACE REELLE HABITABLE de votre appartement ou de votre habitation
La loi CARREZ (18 12 1996) s’impose dans le cas de copropriétés. La superficie doit être mentionnée dans la promesse de vente ou l’acte de vente de tout ou partie d’un bien immobilier en copropriété. La loi prévoit la suite à donner lorsque une ’erreur supérieure au 1/5 de la surface déclarée est constatée.
La vente peut être faite avec indication d’une superficie et d’un prix au m² ou simplement l’indication d’une superficie approximative.
L’ intervention d’un expert-géomètre garantit indépendance et exactitude. Mais rien n’oblige le vendeur à a faire appel à l’expertise. Le mesurage des superficies implique le respect des normes (hauteur de 1,8Om ….)
La validité est remise en cause en cas de modifications
ou de restructuration des espaces.
N° 10 INFO. TECHNIQUE
CONFORMITE (SECURITE) des PISCINES (enterrées et non closes)
Depuis janvier 2004 le propriétaire doit disposer d’une notice technique du constructeur indiquant la conformité du dispositif de sécurité. Une déclaration sur l’honneur engageant le vendeur sur la conformité du dispositif peut se substituer.
N°11 INFO. TECHNIQUE
CONTRÖLE PERIODIQUE des CHAUDIERES
Pour les chaudières de plus de 15ans (de 40kw à 100kw) : tous les 4 ans inspection. Objectif: s’assurer du maintien d’une performance optimale. La 1ère inspection interviendra dans le délai d’un an après la date de promulgation du décret (fin 2006). Une expertise de l’ensemble de l’installation de chauffage sera également exigée. Des entreprises seront « certifiées » pour dresser l’état du système; elles auront un rôle de conseil.
Dans un premier temps la procédure d’entretien de votre chauffagiste vaudra contrôle.
N°12 INFO. TECHNIQUE
BORNAGE de propriété Loi du 13 12 2000
Le propriétaire vendeur du bien est tenu de fournir un plan de bornage dans le cas de vente d’un immeuble de plus de 15 ans.
Validité permanente s’il n’y a pas d’actes de divisions ou de modification de parcelle.
N°13 SUIVI TECHNIQUE LES ASCENSEURS Le contrôle de sécurité des ascenseurs a été introduit dans le décret du 9 septembre 2004. Ils doivent faire l’objet d’un contrôle technique à intervalles réguliers: fonctionnement et équipements.
CONCLUSIONS
Courant 2006 le Conseil National de la Consommation réuni sous l’égide de la DGCCRF a décidé de redéfinir la formation et la mission des diagnostiqueurs: Ces personnes devront être certifiées après épreuves théoriques et pratiques. Durant les cycles de certifications, une opération de surveillance réalisée par l’organisme certificateur permet de s’assurer que le diagnostiqueur se tient à jour des évolutions techniques et réglementaires, qu’il exerce réellement l’activité pour laquelle il est certifié. Un suivi permanent sera assuré par les organismes de formation. La certification sera délivrée pour 5 ans.
LES QUESTIONS à se POSER :
Ne serait-il pas normal que le locataire dispose de l’ensemble des informations liées au logement qu’il occupe?
En zone rurale, le maillage géographique des diagnostiqueurs permettra-t-il une véritable mise en concurrence?
Le coût des déplacements pèsera sensiblement sur le tarif de la prestation. L’ensemble des opérations de diagnostic n’incite –t -il pas des aigrefins à abuser de la faiblesse de personnes mal-informées ou dépendantes en prospectant systématiquement dans le but unique de réaliser des travaux ?
Certaines officines ne risquent-elles pas de transformer ces opérations de diagnostic en un véritable produit d’appel incitant le particulier à prendre le pack (tous les diagnostics) ?
Après le passage du diagnostiqueur, comment contester ou se plaindre de la prestation ?
Dans le cas du SPANC , la réglementation prévoit que le propriétaire doit laisser l’accès à ses installations pour les opérations de contrôle. Quels modes de contestation en cas de différent?
Ou se renseigner en Maine et Loire :
- S.C.L. Place Lafayette Angers02 41889231
- Préfecture (risques naturels :communes inondables 154..)
- DDE pour les termites - DDASS pour le plomb, l’amiante - DDCCRF, notaires, annuaire profesionnel pour les listes de diagnostiqueurs Mairie pour l' assainissement
Consulter qualicert.fr ou les Fédérations professionnelles: Géomètres experts, FIDI , FNECI
Fiche conseil : "Les diagnostics pour votre habitation" (1)
Les diagnostics pour votre habitation (1)
TEXTE :
Sources : Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes - Groupe de travail CNC Familles rurales Ministère de la Santé, DDASS, DDE Chambre des Notaires ….Associations de consommateurs, INC, revue Le moniteur.
EXPERTISER et DIAGNOSTIQUER votre HABITATION
POURQUOI ?
Des obligations destinées à protéger ou prévenir l’acheteur d’un appartement ou d’une maison, à protéger le locataire en l‘informant...
Les diagnostics immobiliers rendus obligatoires en 2005 pour les transactions immobilières doivent fournir au consommateur *(loueur ou acheteur) des info. Importantes sur l’état sanitaire et de sécurité du bien immobilier. Il pourra ainsi prendre en connaissance de cause sa décision d’achat ou de location.
*A la date de la promesse de vente ou à défaut de promesse à la date de l’acte authentique.
L‘ordonnance du 8 juin 2005 prévoit de regrouper pour un immeuble, l’ensemble des états, constats et diagnostics dans un dossier unique « dossier de diagnostic technique » comprenant 3 parties : un volet santé (amiante plomb), un volet sécurité des bâtiments (état parasitaire, gaz, risques naturels et technologiques, électricité), un volet « économie d’énergie » (performance énergétique).
Lors de la procédure de vente, des résultats des diagnostics qui se révèleraient problématiques n’imposent pas de travaux… sauf dans certains cas (termites..). L’acquéreur doit seulement être informé. Il en est tout autrement dans le cas de locations.
Le dossier comprendra:
1°) un constat sur le risque d’exppsition au plomb
2°) un état de présence d’amiante
3°) un état de présence de termites
4°) un état de l’installation intérieure de gaz
5°) un étét des risques naturels
6°) un diagnostic DPE
7°) un état de l’inst élect intérieure
8°) un document de contrôle des installations d’assainissement non collectif.
CE QU’IL FAUT SAVOIR
ABSOLUMENT
D’abord Faire la différence entre diagnostic et expertise
Le diagnostic est une procédure de recherche, technique, permettant d’identifier l’existence ou l’absence d’un matériau, d'une infestation : cas de l'amiante, du plomb, des termites. L’opération est exécutée par un technicien diagnostiqueur certifié
L’expertise comme son nom l’indique est une mission confiée à un expert agréé ou reconnu comme tel.
Les niveaux de formation sont différents, les frais de mission également.
1°) Le technicien diagnostiqueur doit être CERTIFIE à titre INDIVIDUEL par un organisme de formation agrée par l’Etat. Il doit pouvoir justifier de cette certification auprès du client. A partir de 2008, une carte d’identité professionnelle sera présentée au client. La certification est valable 5 années.
Une entreprise ne peut pas être certifiée sauf dans le cas du contrôle de chaudière (voir doc N°11) mais elle peut avoir un salarié ou associé certifié à titre personnel.
2°) Le diagnostiqueur est certifié dans UN ou PLUSIRURS domaines qui DOIVENT être précisés au client. Son nom figure sur une liste départementale ou nationale consultable auprès des services D.D.C.C.R.F
3°) Le diagnostiqueur doit justifier d’une ASSURANCE en Responsabilité Civile,
4°) Le diagnostiqueur est ENGAGÉ par le propriétaire client et payé par lui.
6°) le diagnostiqueur est indépendant de toute entreprise qui pourrait avoir un lien direct avec l’objet de son diagnostic. Mais il peut adresser des recommandations techniques. Il est indépendant de tout mandataire (agence immobilière, étude notariale…) et ne doit pas être lié au propriétaire (lien juridique ou commercial..)
6°) Le diagnostiqueur est tenu de se déplacer sur le site. Il doit tenir un état de ses interventions et collecter les différents plaintes ou réclamations
CONSEILS au CONSOMMATEUR
1°) consulter les établissements nationaux certificateurs agréés pour pouvoir disposer en temps réel de la liste des diagnostiqueurs certifiés sur le territoire (Direction Départementale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes, cité administrative Angers). Consulter votre notaire, l’annuaire...
2°) contacter le diagnostiqueur, s’informer sur le coût de la prestation, mettre en concurrence chaque fois que cela est possible et demander un devis.
. 3°) exiger , une fois la commande ou l’acceptation du devis signés, que l’opérateur établisse un rapport écrit dans les plus brefs délais, adressé au propriétaire. Il qui doit être explicite et intelligible pour le client.
- qu‘il justifie d‘une assurance RC;
4°) Le propriétaire peut confier à un intermédiaire (notaire, agence immobilière, société...) l’organisation des interventions des divers diagnostiqueurs mais il demeure le seul commanditaire et payeur.
ATTENTION : Prendre en compte le délai d’intervention et celui de remise du rapport. Il faut prévoir les interventions suffisamment de temps à l’avance.
Il faut savoir également que le diagnostiqueur ou l’expert ne peuvent se livrer à une quelconque dégradation des surfaces étudiées lors de leur passage; par conséquent certains constats ne peuvent être opérés que sur les parties apparentes ou directement accessibles. Dans le cas de la recherche de plomb des appareils électroniques sophistiqués permettent de percevoir l‘existence de traces à une certaine profondeur.
QUEL est le COÛT ?
.
Les coûts d’un diagnostic varient suivant l’importance de l’immeuble concerné; pour le plomb les mesures (impacts) peuvent être très nombreuses en fonction du volume et du nombre de pièces. Il faut ajouter le coût du déplacement. Prévoir de 400 à 900€
N° 1 Diagnostic : PLOMB
(Réf : code de la santé : articles L 1334-2..1334-5) et loi du 9-8-2004
Un état des risques d’accessibilité au plomb révélant la présence de revêtement contenant du plomb pour les immeubles construits avant 1949 doit être annexé à la promesse de vente et à l’acte de vente. Le diagnostic concerne les parties privatives uniquement dans le cas d‘immeubles en copropriété. Ces contrôles concernent les canalisations en plomb et les
peintures au plomb des immeubles anciens (exemple volets métalliques extérieurs peints anciennement au minium, anciens films muraux d‘étanchéïté...). Si l’état constaté indique une accessibilité au plomb, le vendeur est tenu d’en informer la préfecture.
A partir du 13 08 2008, devra être annexé au contrat de location le bilan du diagnostic. (validité d’1 an).
N° 2 Diagnostic : L ‘ AMIANTE
décret 2001-840 du 13 septembre 2001 Code de la santé
L’amiante ayant été largement utilisée pour sa résistance thermique et l’isolation phonique dans le bâtiment, les immeubles construits avant le 1er juillet 97 sont concernés; le diagnostic n’est pas exigé pour l’instant pour les maisons individuelles et les parties privatives des immeubles collectifs.
Il n’empêche que les particuliers peuvent être confrontés à ce type de problème, notamment pour des locaux qui aurait changé de destination (ex-local de travail, local agricole..).Les matériaux à repérer sont définis dans un arrêté. On retrouve l’ardoise « ciment amiante », la tôle ondulée en « fibro ciment amianté », les canalisations en fibro, mais aussi flocages, calorifugeages et faux plafonds contenant de l’amiante. Le danger réside notamment dans la pose, la dépose, la découpe de ce type de matériaux suite à l’émission de poussières dangereuses lors des mises en œuvre. Un mauvais état de conservation de parois amiantées (aération..) peut entraîner une dispersion de particules et de poussières particulièrement dangereuses.
L’élimination pose un problème important pour l’entreprise spécialisée mais aussi pour le particulier puisque ce déchet n’est pas accepté dans les collectes et centres de tri. Il faut alors rechercher le centre d’accueil spécialisé dans le retraitement des produits amiantés: ceci a un coût..
Validité du diagnostic : permanente
N°3 Diagnostic
LES TERMITES
Anciennement était prévue la recherche de traces de capricornes ou vrillettes. Code de la construction L 271-)
L’état parasitaire est réduit depuis 2006 à la recherche de termites uniquement.
Sont concernés tous les immeubles situés dans les zones contaminées délimitées par arrêté préfectoral. En Maine et Loire : Saumur…..
Dès qu’il a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou non bâti l’occupant ou à défaut le propriétaire en fait la déclaration en mairie ou en préfecture…. » JO 9 juin 2005 article 16 p 10086. La réglementation en cette matière est très stricte et très contraignante notamment en cas de démolition et de transport des matériaux infectés.
L’état parasitaire est valable 6 mois. Le diagnostic ne se réalise que sur les parties apparentes ou par observation (pièges à termites dans le sol).
Dans certaines régions considérées comme infectées par un champignon, la mérule, le vendeur doit pouvoir attester de la non infestation parasitaire (validité du diagnostic limitée à 2 mois)
N° 4 Diagnostic LE GAZ
Réf : Sécurité des installations intérieures
Loi du 3 janvier 2003 relative au marché du gaz et de l’électricité. Ordonnance du 14 sept 2006
Le dossier de diagnostic technique produit un « état de l’installation intérieur de gaz naturel » conformément à l’article 134-6 du code de la construction et de l’habitation. Il sera procédé à un examen des installations, des équipements et de l’aération des logements desservis. Les certificats de conformité réalisés dans les 3 ans avant la vente sont pris en compte. Il est communiqué à l’acheteur et au locataire. Validité : 1 an
TEXTE :
Sources : Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes - Groupe de travail CNC Familles rurales Ministère de la Santé, DDASS, DDE Chambre des Notaires ….Associations de consommateurs, INC, revue Le moniteur.
EXPERTISER et DIAGNOSTIQUER votre HABITATION
POURQUOI ?
Des obligations destinées à protéger ou prévenir l’acheteur d’un appartement ou d’une maison, à protéger le locataire en l‘informant...
Les diagnostics immobiliers rendus obligatoires en 2005 pour les transactions immobilières doivent fournir au consommateur *(loueur ou acheteur) des info. Importantes sur l’état sanitaire et de sécurité du bien immobilier. Il pourra ainsi prendre en connaissance de cause sa décision d’achat ou de location.
*A la date de la promesse de vente ou à défaut de promesse à la date de l’acte authentique.
L‘ordonnance du 8 juin 2005 prévoit de regrouper pour un immeuble, l’ensemble des états, constats et diagnostics dans un dossier unique « dossier de diagnostic technique » comprenant 3 parties : un volet santé (amiante plomb), un volet sécurité des bâtiments (état parasitaire, gaz, risques naturels et technologiques, électricité), un volet « économie d’énergie » (performance énergétique).
Lors de la procédure de vente, des résultats des diagnostics qui se révèleraient problématiques n’imposent pas de travaux… sauf dans certains cas (termites..). L’acquéreur doit seulement être informé. Il en est tout autrement dans le cas de locations.
Le dossier comprendra:
1°) un constat sur le risque d’exppsition au plomb
2°) un état de présence d’amiante
3°) un état de présence de termites
4°) un état de l’installation intérieure de gaz
5°) un étét des risques naturels
6°) un diagnostic DPE
7°) un état de l’inst élect intérieure
8°) un document de contrôle des installations d’assainissement non collectif.
CE QU’IL FAUT SAVOIR
ABSOLUMENT
D’abord Faire la différence entre diagnostic et expertise
Le diagnostic est une procédure de recherche, technique, permettant d’identifier l’existence ou l’absence d’un matériau, d'une infestation : cas de l'amiante, du plomb, des termites. L’opération est exécutée par un technicien diagnostiqueur certifié
L’expertise comme son nom l’indique est une mission confiée à un expert agréé ou reconnu comme tel.
Les niveaux de formation sont différents, les frais de mission également.
1°) Le technicien diagnostiqueur doit être CERTIFIE à titre INDIVIDUEL par un organisme de formation agrée par l’Etat. Il doit pouvoir justifier de cette certification auprès du client. A partir de 2008, une carte d’identité professionnelle sera présentée au client. La certification est valable 5 années.
Une entreprise ne peut pas être certifiée sauf dans le cas du contrôle de chaudière (voir doc N°11) mais elle peut avoir un salarié ou associé certifié à titre personnel.
2°) Le diagnostiqueur est certifié dans UN ou PLUSIRURS domaines qui DOIVENT être précisés au client. Son nom figure sur une liste départementale ou nationale consultable auprès des services D.D.C.C.R.F
3°) Le diagnostiqueur doit justifier d’une ASSURANCE en Responsabilité Civile,
4°) Le diagnostiqueur est ENGAGÉ par le propriétaire client et payé par lui.
6°) le diagnostiqueur est indépendant de toute entreprise qui pourrait avoir un lien direct avec l’objet de son diagnostic. Mais il peut adresser des recommandations techniques. Il est indépendant de tout mandataire (agence immobilière, étude notariale…) et ne doit pas être lié au propriétaire (lien juridique ou commercial..)
6°) Le diagnostiqueur est tenu de se déplacer sur le site. Il doit tenir un état de ses interventions et collecter les différents plaintes ou réclamations
CONSEILS au CONSOMMATEUR
1°) consulter les établissements nationaux certificateurs agréés pour pouvoir disposer en temps réel de la liste des diagnostiqueurs certifiés sur le territoire (Direction Départementale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes, cité administrative Angers). Consulter votre notaire, l’annuaire...
2°) contacter le diagnostiqueur, s’informer sur le coût de la prestation, mettre en concurrence chaque fois que cela est possible et demander un devis.
. 3°) exiger , une fois la commande ou l’acceptation du devis signés, que l’opérateur établisse un rapport écrit dans les plus brefs délais, adressé au propriétaire. Il qui doit être explicite et intelligible pour le client.
- qu‘il justifie d‘une assurance RC;
4°) Le propriétaire peut confier à un intermédiaire (notaire, agence immobilière, société...) l’organisation des interventions des divers diagnostiqueurs mais il demeure le seul commanditaire et payeur.
ATTENTION : Prendre en compte le délai d’intervention et celui de remise du rapport. Il faut prévoir les interventions suffisamment de temps à l’avance.
Il faut savoir également que le diagnostiqueur ou l’expert ne peuvent se livrer à une quelconque dégradation des surfaces étudiées lors de leur passage; par conséquent certains constats ne peuvent être opérés que sur les parties apparentes ou directement accessibles. Dans le cas de la recherche de plomb des appareils électroniques sophistiqués permettent de percevoir l‘existence de traces à une certaine profondeur.
QUEL est le COÛT ?
.
Les coûts d’un diagnostic varient suivant l’importance de l’immeuble concerné; pour le plomb les mesures (impacts) peuvent être très nombreuses en fonction du volume et du nombre de pièces. Il faut ajouter le coût du déplacement. Prévoir de 400 à 900€
N° 1 Diagnostic : PLOMB
(Réf : code de la santé : articles L 1334-2..1334-5) et loi du 9-8-2004
Un état des risques d’accessibilité au plomb révélant la présence de revêtement contenant du plomb pour les immeubles construits avant 1949 doit être annexé à la promesse de vente et à l’acte de vente. Le diagnostic concerne les parties privatives uniquement dans le cas d‘immeubles en copropriété. Ces contrôles concernent les canalisations en plomb et les
peintures au plomb des immeubles anciens (exemple volets métalliques extérieurs peints anciennement au minium, anciens films muraux d‘étanchéïté...). Si l’état constaté indique une accessibilité au plomb, le vendeur est tenu d’en informer la préfecture.
A partir du 13 08 2008, devra être annexé au contrat de location le bilan du diagnostic. (validité d’1 an).
N° 2 Diagnostic : L ‘ AMIANTE
décret 2001-840 du 13 septembre 2001 Code de la santé
L’amiante ayant été largement utilisée pour sa résistance thermique et l’isolation phonique dans le bâtiment, les immeubles construits avant le 1er juillet 97 sont concernés; le diagnostic n’est pas exigé pour l’instant pour les maisons individuelles et les parties privatives des immeubles collectifs.
Il n’empêche que les particuliers peuvent être confrontés à ce type de problème, notamment pour des locaux qui aurait changé de destination (ex-local de travail, local agricole..).Les matériaux à repérer sont définis dans un arrêté. On retrouve l’ardoise « ciment amiante », la tôle ondulée en « fibro ciment amianté », les canalisations en fibro, mais aussi flocages, calorifugeages et faux plafonds contenant de l’amiante. Le danger réside notamment dans la pose, la dépose, la découpe de ce type de matériaux suite à l’émission de poussières dangereuses lors des mises en œuvre. Un mauvais état de conservation de parois amiantées (aération..) peut entraîner une dispersion de particules et de poussières particulièrement dangereuses.
L’élimination pose un problème important pour l’entreprise spécialisée mais aussi pour le particulier puisque ce déchet n’est pas accepté dans les collectes et centres de tri. Il faut alors rechercher le centre d’accueil spécialisé dans le retraitement des produits amiantés: ceci a un coût..
Validité du diagnostic : permanente
N°3 Diagnostic
LES TERMITES
Anciennement était prévue la recherche de traces de capricornes ou vrillettes. Code de la construction L 271-)
L’état parasitaire est réduit depuis 2006 à la recherche de termites uniquement.
Sont concernés tous les immeubles situés dans les zones contaminées délimitées par arrêté préfectoral. En Maine et Loire : Saumur…..
Dès qu’il a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou non bâti l’occupant ou à défaut le propriétaire en fait la déclaration en mairie ou en préfecture…. » JO 9 juin 2005 article 16 p 10086. La réglementation en cette matière est très stricte et très contraignante notamment en cas de démolition et de transport des matériaux infectés.
L’état parasitaire est valable 6 mois. Le diagnostic ne se réalise que sur les parties apparentes ou par observation (pièges à termites dans le sol).
Dans certaines régions considérées comme infectées par un champignon, la mérule, le vendeur doit pouvoir attester de la non infestation parasitaire (validité du diagnostic limitée à 2 mois)
N° 4 Diagnostic LE GAZ
Réf : Sécurité des installations intérieures
Loi du 3 janvier 2003 relative au marché du gaz et de l’électricité. Ordonnance du 14 sept 2006
Le dossier de diagnostic technique produit un « état de l’installation intérieur de gaz naturel » conformément à l’article 134-6 du code de la construction et de l’habitation. Il sera procédé à un examen des installations, des équipements et de l’aération des logements desservis. Les certificats de conformité réalisés dans les 3 ans avant la vente sont pris en compte. Il est communiqué à l’acheteur et au locataire. Validité : 1 an
mercredi 19 décembre 2007
Fiche conseil : "Et si nos gouttières valaient de l'or ?" (1)
Fiche conseil : "Et si nos gouttières valaient de l'or ?" (1)
DIFFERENTS TYPES d’INSTALLATIONS
A ) Les systèmes extérieurs
« hors sol ou aériens»Les plus simples à mettre en œuvre et les moins onéreux.
Matériel de récupération bricolé : c’est le principe du bidon de tôle ou de pvc récupéré placé sous une gouttière. Très utilisé dans les jardins ouvriers collectifs, ce procédé est peu coûteux.
Inconvénients : volume limité, matériaux pouvant s’oxyder, se dégrader et polluer l’eau, matériel difficile à intégrer dans le paysage.
Matériel spécifique commercialisé : une offre importante a été engagée par des industriels européens comme CURVER ou GARANTIA (Graf) qui ont choisi la grande distribution à travers les magasins de bricolage, les jardineries mais aussi la vente par correspondance. Le client a, sur commande ou à disposition, un choix relativement important : des cuves à eau cylindriques ou rectangulaires de 200 l à 1600 l, trapues ou étroites, en colonnes (1000 l), d’un seul morceau ou de deux parties clipsées avec un joint d’étanchéité.
Exemples de prix TTC : cuve cylindrique Garantia de 500 l avec socle (de 45 à env 70€), de 1300 l (290 €), de 1600 l (435 €)... cuve carrée PVC Curver de 200 l (pour env 106 €)
Sont adaptables des ensembles de jumelage et d’interconnections, avec robinetterie et tuyau jauge.
Ces cuves sont traitées anti-UV, en polyéthylène injecté, recyclable, de couleur verte ou sable, elles sont assez légères (éléments de 30 ou 40 kg max) pas trop encombrantes imputrescibles et neutres pour la qualité de l’eau.
Elles peuvent être installées sur socle ou directement sur le sol. Des entrées et sorties sont prévues : il suffit de percer et de poser les accessoires. Couvercles et joints permettent de protéger le contenu et d’assurer un bonne sécurité pour l’utilisateur.
B ) Les précautions à prendre
1°) La stabilité. La cuve pleine atteint un poids important : 500 l c’est au moins 530 kg avec le poids propre du récipient. Il faut donc construire une assise de qualité. Le support plastique fourni avec certaines cuves peut se révéler déficient si le sol se détrempe ou se creuse : l’ensemble bascule. Il faut absolument réaliser une base en dur, stable et horizontale (ex : dalle de béton…)
2°) Exposition au soleil déconseillée. Si la qualité du matériau plastique n’est pas en cause, par contre l’eau en chauffant, risque de se charger en algues diverses et particules, donc en dépôts.
3°) Installation d’un trop plein pour contrôler l’évacuation des eaux excédentaires, ce qui est vite arrivé en cas d’averse ou d’orage.
4°) Installation d’un système filtrant même grossier pour éviter la chute de petits animaux, de feuilles, dans la cuve et donc la détérioration de la qualité de l’eau.
5°) Installation permettant le démontage annuel de la cuve pour son nettoyage et surtout son stockage hivernal. La canalisation d’évacuation naturelle de la gouttière doit être rétablie (il existe des raccords basculants).
Les constructeurs commercialisent de nombreux accessoires adaptés pour filtrer, réguler (collecteurs filtrants de descentes de gouttière). Une cuve surélevée offre l’avantage d’être facilement accessible à un arrosoir ou à un seau.
C) les systèmes ouverts
C’est le bassin ou la mare… Grande classique écologique des territoires ruraux, la collecte totale ou partielle des eaux pluviales peut se faire naturellement si la pente du terrain le permet. Le raccordement par canalisations enterrées présente l’avantage de favoriser l’écoulement, de protéger du gel et de pollutions accidentelles. Le ruissellement peut en effet lessiver la surface du sol, amener détritus et nitrates, pesticides vers le point d’eau récepteur.
De nombreuses solutions techniques comme la bâche, étanche, traitée anti UV ( 130 € pour 6m x 4m) permettent d’installer une mare artificielle quelle que soit la nature du sol. Un bassin préformé en polyéthylène (20 ans de garantie) de 350 l coûte environ 150 €.Des ouvrages et publications techniques « grand public » ont permis une vulgarisation des procédés et surtout intègrent le bassin comme un aménagement paysager de grande qualité avec fontaines, jets d’eau, plantes décoratives… qui peuvent constituer un « jardin d’eau » très apprécié. Les grandes surfaces spécialisées en jardinage proposent des produits variés.
L’inconvénient majeur du bassin reste les écarts de niveau d’eau, selon la saison et l’utilisation ; ainsi cela peut nécessiter un apport extérieur occasionnel. Tous ces systèmes doivent être surveillés régulièrement pour maintenir un bon équilibre (vies végétale et animale) et éviter le développement d’algues…
D ) Les systèmes enterrés (voir fiche 2)
C’est le top. Mais la mise en oeuvre nécessite une intervention lourde.
Un kit complet de 3000 l avec filtres, pompe électrique… est proposé à 1500€. A titre de comparaison, la citerne de 3000 l cataloguée « eaux usées » est vendue aux environs de 500€. La cuve de béton est peu commercialisée en grande distribution du fait de son poids important ; elle représente toutefois une solution très performante en coût.
Subventions attribuées par certaines régions .(cuves de 2500 l, 5000 l, 7500 l..) et Incitation de l‘Etat :
CREDITS d’IMPôTS en 2007 à certaines conditions
voir FICHE 2
FICHE CONSEIL réalisée en mars 2005 modifiée en janvier 07 d’après la documentation : ADEME, Agence de l’Eau, Terre vivante, C.I.EAU, Eau Vivante, Revue Environnement et technique 01/05, Guide habitat écologique ( éd. Fraysse), Doc : Curver, Garantia « récupérer et valoriser l’eau de pluie dans la maison » collection 2000 pratique éditions SAEP Revue « Habitat Naturel »
(Prix relevés auprès de la grande distribution angevine)
d’interconnections, avec robinetterie et tuyau jauge.
Ces cuves sont traitées anti-UV, en polyéthylène injecté, recyclable, de couleur verte ou sable, elles sont assez légères (éléments de 30 ou 40 kg max) pas trop encombrantes imputrescibles et neutres pour la qualité de l’eau.
Elles peuvent être installées sur socle ou directement sur le sol. Des entrées et sorties sont prévues : il suffit de percer et de poser les accessoires. Couvercles et joints permettent de protéger le contenu et d’assurer un bonne sécurité pour l’utilisateur.
B ) Les précautions à prendre
1°) La stabilité. La cuve pleine atteint un poids important : 500 l c’est au moins 530 kg avec le poids propre du récipient. Il faut donc construire une assise de qualité. Le support plastique fourni avec certaines cuves peut se révéler déficient si le sol se détrempe ou se creuse : l’ensemble bascule. Il faut absolument réaliser une base en dur, stable et horizontale (ex : dalle de béton…)
2°) Exposition au soleil déconseillée. Si la qualité du matériau plastique n’est pas en cause, par contre l’eau en chauffant, risque de se charger en algues diverses et particules, donc en dépôts.
3°) Installation d’un trop plein pour contrôler l’évacuation des eaux excédentaires, ce qui est vite arrivé en cas d’averse ou d’orage.
4°) Installation d’un système filtrant même grossier pour éviter la chute de petits animaux, de feuilles, dans la cuve et donc la détérioration de la qualité de l’eau.
5°) Installation permettant le démontage annuel de la cuve pour son nettoyage et surtout son stockage hivernal. La canalisation d’évacuation naturelle de la gouttière doit être rétablie (il existe des raccords basculants).
Les constructeurs commercialisent de nombreux accessoires adaptés pour filtrer, réguler (collecteurs filtrants de descentes de gouttière). Une cuve surélevée offre l’avantage d’être facilement accessible à un arrosoir ou à un seau.
C) les systèmes ouverts
C’est le bassin ou la mare… Grande classique écologique des territoires ruraux, la collecte totale ou partielle des eaux pluviales peut se faire naturellement si la pente du terrain le permet. Le raccordement par canalisations enterrées présente l’avantage de favoriser l’écoulement, de protéger du gel et de pollutions accidentelles. Le ruissellement peut en effet lessiver la surface du sol, amener détritus et nitrates, pesticides vers le point d’eau récepteur.
De nombreuses solutions techniques comme la bâche, étanche, traitée anti UV ( 130 € pour 6m x 4m) permettent d’installer une mare artificielle quelle que soit la nature du sol. Un bassin préformé en polyéthylène (20 ans de garantie) de 350 l coûte environ 150 €.Des ouvrages et publications techniques « grand public » ont permis une vulgarisation des procédés et surtout intègrent le bassin comme un aménagement paysager de grande qualité avec fontaines, jets d’eau, plantes décoratives… qui peuvent constituer un « jardin d’eau » très apprécié. Les grandes surfaces spécialisées en jardinage proposent des produits variés.
L’inconvénient majeur du bassin reste les écarts de niveau d’eau, selon la saison et l’utilisation ; ainsi cela peut nécessiter un apport extérieur occasionnel. Tous ces systèmes doivent être surveillés régulièrement pour maintenir un bon équilibre (vies végétale et animale) et éviter le développement d’algues…
D ) Les systèmes enterrés (voir fiche 2)
C’est le top. Mais la mise en oeuvre nécessite une intervention lourde.
Un kit complet de 3000 l avec filtres, pompe électrique… est proposé à 1500€. A titre de comparaison, la citerne de 3000 l cataloguée « eaux usées » est vendue aux environs de 500€. La cuve de béton est peu commercialisée en grande distribution du fait de son poids important ; elle représente toutefois une solution très performante en coût.
Subventions attribuées par certaines régions .(cuves de 2500 l, 5000 l, 7500 l..) et Incitation de l‘Etat :
CREDITS d’IMPOTS en 2007 à certaines conditions
voir FICHE 2
FICHE CONSEIL réalisée en mars 2005 modifiée en janvier 07 d’après la documentation : ADEME, Agence de l’Eau, Terre vivante, C.I.EAU, Eau Vivante, Revue Environnement et technique 01/05, Guide habitat écologique ( éd. Fraysse), Doc : Curver, Garantia « récupérer et valoriser l’eau de pluie dans la maison » collection 2000 pratique éditions SAEP Revue « Habitat Naturel »
(Prix relevés auprès de la grande distribution angevine)
L’eau de pluie : une ressource de qualité … en quantité
… EN QUALITÉ
Le PH de l’eau de pluie est très légèrement acide, l’eau de pluie a des caractéristiques physico-chimiques remarquables en comparaison des eaux distribuées par les stations de pompage et de production. Elle est employable directement quotidiennement ; sans traitement oxydant (chloration) peu ou pas minéralisée, elle constitue ainsi une matière première exceptionnelle.
Au départ, au moment de la collecte, l’eau de pluie doit être considérée comme polluée au même titre que toutes les eaux naturelles ; elle peut effectivement collecter les poussières présentes dans l’air au moment d’une averse, nettoyer ardoises et tuiles sous l’impact des giboulées… Après traitement soigné (filtrage bactérien…) elle pourrait même être considérée comme potable.
… EN QUANTITE
Statistiquement, l’eau ruisselant sur un toit de 100 m² permet d’obtenir 60 000 l par an. Cette estimation est à ajuster en fonction des régions.
Par exemple, à Châteauneuf Sur Sarthe, sur une durée de 6 mois, d’avril à septembre compris, il est tombé :
en 2001 : 90+ 22+ 22+113+ 40+ 42 soit 329 mm
en 2002 : 13+ 70+ 15+ 38+ 66+ 49 soit 251 mm
en 2003 : 17+ 63+ 26+ 80+ 31+ 32 soit 249 mm
en 2004 : 47+ 54+ 08+19+ 73+ 11 soit 212 mm
en 2005 : 35+ 35+ 11+ 46+ 15+ 16 s oit 158 mm
En 2006 : 11+ 45+ 09+ 16+ 52 + 142 soit 275 mm
En 2007 : 12+ 78+ 87+ 114+ 48 + 14 soit 353 mm relevés B Gendry
Des informations plus précises peuvent être obtenues auprès du centre départemental de météorologie à Beaucouzé.
212 mm c’est 0,212 m3 (212 l) par m2 de toiture et c’est 21m3 pour une toiture de 100 m2. Si en juin 2004, les précipitations ont été faibles (8 mm) cela fait quand même pour une toiture de 100 m2 800 l d’eau !
Quelques avantages
de la collecte individualisée
Une matière première disponible et peu coûteuse pour des besoins élémentaires : lavage de voiture (en moyenne 200 l d’eau par lavage), arrosage de jardin et pelouse (de 10 à 20 l au m2). Prix d’achat TTC de 1000 l à votre robinet de service d’eau (y compris taxe d’assainissement) : de 2,40 € à 4,15 € suivant les régies. Prix de revient de 1000 l d’eau pluviale (amortissement de matériel sur 10 ans) à partir d’une cuve de 500 l qui aurait reçu 20 m3 dans l’année : environ 0,5 €. Dans certaines régions européennes, cette récupération alimente les WC. L’eau de pluie est recommandée pour le jardinage, la culture florale, l’arrosage des pelouses : (température, qualités) pour un jardin de 100 m² on estime à 1800 l d’eau le besoin en arrosage sur une année… C’est également une réponse aux directives de la loi sur l’eau (1992) qui exige que la collecte de l’eau de pluie soit séparée de celle des eaux usées lors de la mise en place des SPANC.
Une façon simple de parvenir à retarder les effets de précipitations soudaines et importantes. Après une pluie orageuse, la majorité de la pollution rejetée aux exutoires des réseaux collectifs provient du ruissellement sur des surfaces imperméables ou peu absorbantes. La maîtrise des eaux pluviales au niveau des collectivités est devenue une préoccupation prioritaire. La lutte contre les inondations est ainsi liée à la préservation des milieux naturels , à la mise en place de réservoirs « d’orage » collectifs. La généralisation d’une collecte individuelle des eaux de pluie pourrait ainsi avoir un effet « retardateur » non négligeable.
Une réserve individuelle disponible en cas d’urgence ou de pénurie. Récemment, en période estivale, il a été interdit d’arroser… à partir du service d’eau en raison de la faiblesse des niveaux d’eau en nappe ou en rivière.
ACTUALITES : ça bouge ..!
Dans un certain nombre de pays européens, la récupération des eaux pluviales est prise en compte dès la construction d’une habitation. Au même titre que l’obligation d’un assainissement correct ; la réception des eaux pluviales est alors prévue dans des fosses de grand volume (+ de 10 m3 de contenance) équipées de système de filtration et de pompe (équivalent de 4 mois de consommation d’eau pour l’habitant de l’immeuble). La réserve ainsi constituée officiellement est connue des services municipaux et de sécurité .
A Fontenay le Comte, en Vendée, des immeubles collectifs ont été mis en service par la ville avec récupération intégrale des eaux pluviales pour les usages ménagers; la Région de Poitou-Charente subventionne les particuliers pour installer une récupération d’EP fonctionnelle… En Alsace et en Bretagne des communes ont pris une initiative comparable. La ville d’Angers prévoit dans la ZAC des Capucins d’utiliser les EP pour les espaces verts.
DIFFERENTS TYPES d’INSTALLATIONS
A ) Les systèmes extérieurs
« hors sol ou aériens»Les plus simples à mettre en œuvre et les moins onéreux.
Matériel de récupération bricolé : c’est le principe du bidon de tôle ou de pvc récupéré placé sous une gouttière. Très utilisé dans les jardins ouvriers collectifs, ce procédé est peu coûteux.
Inconvénients : volume limité, matériaux pouvant s’oxyder, se dégrader et polluer l’eau, matériel difficile à intégrer dans le paysage.
Matériel spécifique commercialisé : une offre importante a été engagée par des industriels européens comme CURVER ou GARANTIA (Graf) qui ont choisi la grande distribution à travers les magasins de bricolage, les jardineries mais aussi la vente par correspondance. Le client a, sur commande ou à disposition, un choix relativement important : des cuves à eau cylindriques ou rectangulaires de 200 l à 1600 l, trapues ou étroites, en colonnes (1000 l), d’un seul morceau ou de deux parties clipsées avec un joint d’étanchéité.
Exemples de prix TTC : cuve cylindrique Garantia de 500 l avec socle (de 45 à env 70€), de 1300 l (290 €), de 1600 l (435 €)... cuve carrée PVC Curver de 200 l (pour env 106 €)
Sont adaptables des ensembles de jumelage et d’interconnections, avec robinetterie et tuyau jauge.
Ces cuves sont traitées anti-UV, en polyéthylène injecté, recyclable, de couleur verte ou sable, elles sont assez légères (éléments de 30 ou 40 kg max) pas trop encombrantes imputrescibles et neutres pour la qualité de l’eau.
Elles peuvent être installées sur socle ou directement sur le sol. Des entrées et sorties sont prévues : il suffit de percer et de poser les accessoires. Couvercles et joints permettent de protéger le contenu et d’assurer un bonne sécurité pour l’utilisateur.
B ) Les précautions à prendre
1°) La stabilité. La cuve pleine atteint un poids important : 500 l c’est au moins 530 kg avec le poids propre du récipient. Il faut donc construire une assise de qualité. Le support plastique fourni avec certaines cuves peut se révéler déficient si le sol se détrempe ou se creuse : l’ensemble bascule. Il faut absolument réaliser une base en dur, stable et horizontale (ex : dalle de béton…)
2°) Exposition au soleil déconseillée. Si la qualité du matériau plastique n’est pas en cause, par contre l’eau en chauffant, risque de se charger en algues diverses et particules, donc en dépôts.
3°) Installation d’un trop plein pour contrôler l’évacuation des eaux excédentaires, ce qui est vite arrivé en cas d’averse ou d’orage.
4°) Installation d’un système filtrant même grossier pour éviter la chute de petits animaux, de feuilles, dans la cuve et donc la détérioration de la qualité de l’eau.
5°) Installation permettant le démontage annuel de la cuve pour son nettoyage et surtout son stockage hivernal. La canalisation d’évacuation naturelle de la gouttière doit être rétablie (il existe des raccords basculants).
Les constructeurs commercialisent de nombreux accessoires adaptés pour filtrer, réguler (collecteurs filtrants de descentes de gouttière). Une cuve surélevée offre l’avantage d’être facilement accessible à un arrosoir ou à un seau.
C) les systèmes ouverts
C’est le bassin ou la mare… Grande classique écologique des territoires ruraux, la collecte totale ou partielle des eaux pluviales peut se faire naturellement si la pente du terrain le permet. Le raccordement par canalisations enterrées présente l’avantage de favoriser l’écoulement, de protéger du gel et de pollutions accidentelles. Le ruissellement peut en effet lessiver la surface du sol, amener détritus et nitrates, pesticides vers le point d’eau récepteur.
De nombreuses solutions techniques comme la bâche, étanche, traitée anti UV ( 130 € pour 6m x 4m) permettent d’installer une mare artificielle quelle que soit la nature du sol. Un bassin préformé en polyéthylène (20 ans de garantie) de 350 l coûte environ 150 €.Des ouvrages et publications techniques « grand public » ont permis une vulgarisation des procédés et surtout intègrent le bassin comme un aménagement paysager de grande qualité avec fontaines, jets d’eau, plantes décoratives… qui peuvent constituer un « jardin d’eau » très apprécié. Les grandes surfaces spécialisées en jardinage proposent des produits variés.
L’inconvénient majeur du bassin reste les écarts de niveau d’eau, selon la saison et l’utilisation ; ainsi cela peut nécessiter un apport extérieur occasionnel. Tous ces systèmes doivent être surveillés régulièrement pour maintenir un bon équilibre (vies végétale et animale) et éviter le développement d’algues…
D ) Les systèmes enterrés (voir fiche 2)
C’est le top. Mais la mise en oeuvre nécessite une intervention lourde.
Un kit complet de 3000 l avec filtres, pompe électrique… est proposé à 1500€. A titre de comparaison, la citerne de 3000 l cataloguée « eaux usées » est vendue aux environs de 500€. La cuve de béton est peu commercialisée en grande distribution du fait de son poids important ; elle représente toutefois une solution très performante en coût.
Subventions attribuées par certaines régions .(cuves de 2500 l, 5000 l, 7500 l..) et Incitation de l‘Etat :
CREDITS d’IMPôTS en 2007 à certaines conditions
voir FICHE 2
FICHE CONSEIL réalisée en mars 2005 modifiée en janvier 07 d’après la documentation : ADEME, Agence de l’Eau, Terre vivante, C.I.EAU, Eau Vivante, Revue Environnement et technique 01/05, Guide habitat écologique ( éd. Fraysse), Doc : Curver, Garantia « récupérer et valoriser l’eau de pluie dans la maison » collection 2000 pratique éditions SAEP Revue « Habitat Naturel »
(Prix relevés auprès de la grande distribution angevine)
d’interconnections, avec robinetterie et tuyau jauge.
Ces cuves sont traitées anti-UV, en polyéthylène injecté, recyclable, de couleur verte ou sable, elles sont assez légères (éléments de 30 ou 40 kg max) pas trop encombrantes imputrescibles et neutres pour la qualité de l’eau.
Elles peuvent être installées sur socle ou directement sur le sol. Des entrées et sorties sont prévues : il suffit de percer et de poser les accessoires. Couvercles et joints permettent de protéger le contenu et d’assurer un bonne sécurité pour l’utilisateur.
B ) Les précautions à prendre
1°) La stabilité. La cuve pleine atteint un poids important : 500 l c’est au moins 530 kg avec le poids propre du récipient. Il faut donc construire une assise de qualité. Le support plastique fourni avec certaines cuves peut se révéler déficient si le sol se détrempe ou se creuse : l’ensemble bascule. Il faut absolument réaliser une base en dur, stable et horizontale (ex : dalle de béton…)
2°) Exposition au soleil déconseillée. Si la qualité du matériau plastique n’est pas en cause, par contre l’eau en chauffant, risque de se charger en algues diverses et particules, donc en dépôts.
3°) Installation d’un trop plein pour contrôler l’évacuation des eaux excédentaires, ce qui est vite arrivé en cas d’averse ou d’orage.
4°) Installation d’un système filtrant même grossier pour éviter la chute de petits animaux, de feuilles, dans la cuve et donc la détérioration de la qualité de l’eau.
5°) Installation permettant le démontage annuel de la cuve pour son nettoyage et surtout son stockage hivernal. La canalisation d’évacuation naturelle de la gouttière doit être rétablie (il existe des raccords basculants).
Les constructeurs commercialisent de nombreux accessoires adaptés pour filtrer, réguler (collecteurs filtrants de descentes de gouttière). Une cuve surélevée offre l’avantage d’être facilement accessible à un arrosoir ou à un seau.
C) les systèmes ouverts
C’est le bassin ou la mare… Grande classique écologique des territoires ruraux, la collecte totale ou partielle des eaux pluviales peut se faire naturellement si la pente du terrain le permet. Le raccordement par canalisations enterrées présente l’avantage de favoriser l’écoulement, de protéger du gel et de pollutions accidentelles. Le ruissellement peut en effet lessiver la surface du sol, amener détritus et nitrates, pesticides vers le point d’eau récepteur.
De nombreuses solutions techniques comme la bâche, étanche, traitée anti UV ( 130 € pour 6m x 4m) permettent d’installer une mare artificielle quelle que soit la nature du sol. Un bassin préformé en polyéthylène (20 ans de garantie) de 350 l coûte environ 150 €.Des ouvrages et publications techniques « grand public » ont permis une vulgarisation des procédés et surtout intègrent le bassin comme un aménagement paysager de grande qualité avec fontaines, jets d’eau, plantes décoratives… qui peuvent constituer un « jardin d’eau » très apprécié. Les grandes surfaces spécialisées en jardinage proposent des produits variés.
L’inconvénient majeur du bassin reste les écarts de niveau d’eau, selon la saison et l’utilisation ; ainsi cela peut nécessiter un apport extérieur occasionnel. Tous ces systèmes doivent être surveillés régulièrement pour maintenir un bon équilibre (vies végétale et animale) et éviter le développement d’algues…
D ) Les systèmes enterrés (voir fiche 2)
C’est le top. Mais la mise en oeuvre nécessite une intervention lourde.
Un kit complet de 3000 l avec filtres, pompe électrique… est proposé à 1500€. A titre de comparaison, la citerne de 3000 l cataloguée « eaux usées » est vendue aux environs de 500€. La cuve de béton est peu commercialisée en grande distribution du fait de son poids important ; elle représente toutefois une solution très performante en coût.
Subventions attribuées par certaines régions .(cuves de 2500 l, 5000 l, 7500 l..) et Incitation de l‘Etat :
CREDITS d’IMPOTS en 2007 à certaines conditions
voir FICHE 2
FICHE CONSEIL réalisée en mars 2005 modifiée en janvier 07 d’après la documentation : ADEME, Agence de l’Eau, Terre vivante, C.I.EAU, Eau Vivante, Revue Environnement et technique 01/05, Guide habitat écologique ( éd. Fraysse), Doc : Curver, Garantia « récupérer et valoriser l’eau de pluie dans la maison » collection 2000 pratique éditions SAEP Revue « Habitat Naturel »
(Prix relevés auprès de la grande distribution angevine)
L’eau de pluie : une ressource de qualité … en quantité
… EN QUALITÉ
Le PH de l’eau de pluie est très légèrement acide, l’eau de pluie a des caractéristiques physico-chimiques remarquables en comparaison des eaux distribuées par les stations de pompage et de production. Elle est employable directement quotidiennement ; sans traitement oxydant (chloration) peu ou pas minéralisée, elle constitue ainsi une matière première exceptionnelle.
Au départ, au moment de la collecte, l’eau de pluie doit être considérée comme polluée au même titre que toutes les eaux naturelles ; elle peut effectivement collecter les poussières présentes dans l’air au moment d’une averse, nettoyer ardoises et tuiles sous l’impact des giboulées… Après traitement soigné (filtrage bactérien…) elle pourrait même être considérée comme potable.
… EN QUANTITE
Statistiquement, l’eau ruisselant sur un toit de 100 m² permet d’obtenir 60 000 l par an. Cette estimation est à ajuster en fonction des régions.
Par exemple, à Châteauneuf Sur Sarthe, sur une durée de 6 mois, d’avril à septembre compris, il est tombé :
en 2001 : 90+ 22+ 22+113+ 40+ 42 soit 329 mm
en 2002 : 13+ 70+ 15+ 38+ 66+ 49 soit 251 mm
en 2003 : 17+ 63+ 26+ 80+ 31+ 32 soit 249 mm
en 2004 : 47+ 54+ 08+19+ 73+ 11 soit 212 mm
en 2005 : 35+ 35+ 11+ 46+ 15+ 16 s oit 158 mm
En 2006 : 11+ 45+ 09+ 16+ 52 + 142 soit 275 mm
En 2007 : 12+ 78+ 87+ 114+ 48 + 14 soit 353 mm relevés B Gendry
Des informations plus précises peuvent être obtenues auprès du centre départemental de météorologie à Beaucouzé.
212 mm c’est 0,212 m3 (212 l) par m2 de toiture et c’est 21m3 pour une toiture de 100 m2. Si en juin 2004, les précipitations ont été faibles (8 mm) cela fait quand même pour une toiture de 100 m2 800 l d’eau !
Quelques avantages
de la collecte individualisée
Une matière première disponible et peu coûteuse pour des besoins élémentaires : lavage de voiture (en moyenne 200 l d’eau par lavage), arrosage de jardin et pelouse (de 10 à 20 l au m2). Prix d’achat TTC de 1000 l à votre robinet de service d’eau (y compris taxe d’assainissement) : de 2,40 € à 4,15 € suivant les régies. Prix de revient de 1000 l d’eau pluviale (amortissement de matériel sur 10 ans) à partir d’une cuve de 500 l qui aurait reçu 20 m3 dans l’année : environ 0,5 €. Dans certaines régions européennes, cette récupération alimente les WC. L’eau de pluie est recommandée pour le jardinage, la culture florale, l’arrosage des pelouses : (température, qualités) pour un jardin de 100 m² on estime à 1800 l d’eau le besoin en arrosage sur une année… C’est également une réponse aux directives de la loi sur l’eau (1992) qui exige que la collecte de l’eau de pluie soit séparée de celle des eaux usées lors de la mise en place des SPANC.
Une façon simple de parvenir à retarder les effets de précipitations soudaines et importantes. Après une pluie orageuse, la majorité de la pollution rejetée aux exutoires des réseaux collectifs provient du ruissellement sur des surfaces imperméables ou peu absorbantes. La maîtrise des eaux pluviales au niveau des collectivités est devenue une préoccupation prioritaire. La lutte contre les inondations est ainsi liée à la préservation des milieux naturels , à la mise en place de réservoirs « d’orage » collectifs. La généralisation d’une collecte individuelle des eaux de pluie pourrait ainsi avoir un effet « retardateur » non négligeable.
Une réserve individuelle disponible en cas d’urgence ou de pénurie. Récemment, en période estivale, il a été interdit d’arroser… à partir du service d’eau en raison de la faiblesse des niveaux d’eau en nappe ou en rivière.
ACTUALITES : ça bouge ..!
Dans un certain nombre de pays européens, la récupération des eaux pluviales est prise en compte dès la construction d’une habitation. Au même titre que l’obligation d’un assainissement correct ; la réception des eaux pluviales est alors prévue dans des fosses de grand volume (+ de 10 m3 de contenance) équipées de système de filtration et de pompe (équivalent de 4 mois de consommation d’eau pour l’habitant de l’immeuble). La réserve ainsi constituée officiellement est connue des services municipaux et de sécurité .
A Fontenay le Comte, en Vendée, des immeubles collectifs ont été mis en service par la ville avec récupération intégrale des eaux pluviales pour les usages ménagers; la Région de Poitou-Charente subventionne les particuliers pour installer une récupération d’EP fonctionnelle… En Alsace et en Bretagne des communes ont pris une initiative comparable. La ville d’Angers prévoit dans la ZAC des Capucins d’utiliser les EP pour les espaces verts.
Fiche conseil : "Et si nos gouttières valaient de l'or ?" (2)
Fiche conseil : "Et si nos gouttières valaient de l'or ?" (2)
L’Installation enterrée
1° ) Avantages
A) Se protéger du gel
Les effets du gel sont redoutés. Les gels et dégels successifs peuvent occasionner de gros dégâts en bloquant les organes de collecte ou de trop- plein. En plus de l’éclatement il existe un risque d’écoulement dans les fondations d’un mur trop proche. Par ailleurs la cuve enterrée permet de maintenir l’eau stockée à une température relativement stable été comme hiver.
B) Offrir une forte capacité de stockage (jusqu’à 10M3)
C) Assurer la durabilité de l’installation.
A l’abri des intempéries, des U.V., des chocs, la cuve enterrée peut durer plusieurs décennies.
D) Maîtriser les systèmes annexes
Filtration, capteurs de niveau, appoint d’eau de service, desserte par réseau de tuyauterie, gestion de trop-plein.…
Une exploitation complète de la collecte d’eau de pluie impose un environnement technique approprié. Il faut installer un réseau complet vers les points de puisage, prévoir un système de pompage et mise sous pression, penser l’installation de trop plein, éventuellement installer une arrivée d’eau complémentaire, un compteur de contrôle, des capteurs…. Un système de filtration efficace. Techniquement toutes ces installations annexes sont ainsi fixées de façon permanente et fiable.
E) Réduire le prix de revient au M3 déjà relativement faible et indépendant des diverses taxes (ex : assainissement ) s’y ajoutant.
2°) Inconvénients de l’installation enterrée
A) Elle exige une intervention « lourde ». Une cuve enterrée c’est : creuser dans un terrain jouxtant l’habitation (ou alors positionné sous la maison) donc faire manœuvrer un engin de terrassement.
B) Elle nécessite une démarche globale dans la conception de l’habitat :
- faire des choix pour l’alimentation des WC, de la machine à laver… donc créer un réseau parallèle
- établir un plan de captage des gouttières
- étudier un système fiable et légal de gestion des trop pleins et de positionnement des regards de contrôle
C ) placer de préférence hors d’une voie empruntée par des véhicules
D ) C’est donc un investissement à prévoir sur le moyen terme lors de travaux de rénovation importante ou de construction neuve.
CONSEILS POUR réaliser une installation enterrée
1°) S’assurer que les toitures récupérant l’eau de pluie ne soient pas trop exposées ... Si un arbre domine votre toiture et qu’il est habité par un dortoir d’étourneaux il faudra gérer la problématique de chutes de feuilles mais aussi des excréments d’oiseaux. Cela sous-entend un filtrage soigné et une surveillance des boues de dépôt et de la qualité de l‘eau.
2°) Pouvoir Implanter un réseau de collecte des eaux de gouttière en pente naturelle suffisante.
3°) Consulter des entreprises spécialisées tout en poussant ses propres recherches documentaires (internet, bibliographie …) et établir avec elles un véritable cahier des charges. Consulter les services météo locaux pour calculer le potentiel moyen en ressources d’eau pluviales (service payant) et déterminer les choix d’utilisation : WC , lave linge, garage, jardinage..)
4°) Soigner l’étude des procédés de « trop plein » ; la création de bassin d’agrément est une solution. « Normalisation NF EN 752 «
5°) Privilégier une excellente accessibilité aux organes de filtrage et de contrôle ce qui permet un entretien simple et peu onéreux.
6°) S’assurer qu’en cas de dysfonctionnement accidentel (filtre bouché …) l’eau ne menace pas les bâtiments !!!
7°) Etudier soigneusement les installations annexes (pompe électrique, apport d’eau complémentaire, réseau de distribution…) à réaliser simultanément.
QUELLE CUVE ?
Quelle capacité ?
Les besoins en eau de service (WC, lavage, nettoyage et arrosage) sont estimés à 20 M3 par an et par personne. Il convient de calculer les besoins en autonomie si nous affrontons une période sèche de 3 semaines : 1,5M3 par personne. Une famille de 4 personnes devra donc disposer (de façon idéale) de 6M3 de réserve . Il est donc conseillé d’installer une cuve de contenance suffisante.
Quels apports en EP ?
Sur la région de Chateauneuf sur Sarthe on peut se baser sur une quantité minimum moyenne de pluie de l’ordre de 40 mm d’eau par mois sur la période « mars septembre ) . Par m2 de toiture cela représente 40dm3 soient 40 litres. 100 m2 de toitures peuvent ainsi apporter 4000 litres d’eau (4m3).
Quels matériaux ?
Choisir un matériel résistant à la pression extérieure du terrain, au vieillissement.
A) la citerne de béton monobloc
- avantages : imperméabilité garantie, résistance excellente aux pressions de la terre, neutralisation partielle de l’acidité de l’eau de pluie facilitant la mise en œuvre dans le réseau de distribution de tubes de cuivre, processus de pose traditionnel largement connu dans les TP (fosses septiques ….) ancrage en fond de fosse non indispensable (remontée de cuve par la poussée des eaux souterraines). Coût abordable .
- inconvénients : poids de la citerne entraînant des engins de levage et de pose donc une bonne accessibilité du chantier, coût supplémentaire de mise en œuvre d’engins.
B) La citerne en polyéthylène recyclé
- avantages : légèreté de mise en œuvre
- inconvénients : le coût du matériau, la fragilité lors du transport, de l’installation dans la fosse, protection à soigner face aux pressions de la terre lors des remblayages, ancrage en fond de fosse pour éviter la remontée de cuve, incompatibilité de l’installation avec le passage de véhicules.
Autre particularité : il est conseillé de travailler en tuyauterie plastique les réseaux annexes de distribution et de trop plein. Regards et hausses diverses doivent être dans le même matériau.
C) Les citernes façonnées sur place
Elles peuvent être de formes diverses. Tout type de matériau peut être utilisé (béton armé, maçonnerie traditionnelle armée, anciennes cuves ou fosses reconditionnées. Deux précautions sont indispensables : la résistance mécanique de l’enveloppe et une étanchéité parfaite traitée souvent par un film ou un enduit. La stabilité de la cuve terminée est prioritaire : 6 M3 d’eau, c’est 6 tonnes !! On retrouve les techniques de construction des
réserves d’eau antiques, des châteaux d’eau….
-avantage: la réalisation est mieux adaptée à la configuration et la nature du terrain. Cette technique est souvent employée par exemple dans les îles des caraïbes là ou l’accès et le transport sont difficiles.
FONCTIONNEMENT, COÛT, RENTABILITE
Prévoir : - un entretien régulier (au moins annuel) sur les systèmes de filtrage - use surveillance régulière des systèmes de collecte (encombrement de gouttières, descentes obstruées, raccordements …) - accéder facilement aux raccordements électriques de pompage,
- contrôler l’état de l’eau dans les réservoirs (aspect, odeur..) vidanger tous les trois ans pour évacuer les dépôts en fond de cuve - vérifier le bon fonctionnement du trop-plein.
Investissement global : de 3500 à 6500 €. Prix de revient du M3 d’eau : de 0,05 à 1,5€ (amortissement de l‘équipement sur 10 ans) . Rappel du prix moyen du M3 sur réseau d’eau potable : env 4 €.
Exemple de proposition commerciale chez MALL (Etlingen) Pack récupérteur kit « Comfort » avec cuve de 6,5M3 + entrée, trop-plein et autres connections prêts à raccorder + filtre position verticale auto nettoyant, + panier filtrant en acier inox. (maille 0,4mm), poids total 6,8 tonnes, (livré et posé selon départements) (3 400 Euros départ usine HT)
ATTENTION aux particularités légales
La responsabilité du propriétaire est concernée particulièrement sur le plan sanitaire .
A) nécessité d’une déclaration de travaux auprès de la mairie précisant le traitement des eaux rejetées par le trop plain (loi sur l’eau imposant une différentiation entre eaux usées et eaux pluviales)
B) l’appoint éventuel en eau potable venant du service d’eau doit être obligatoirement réalisé selon le principe de la rupture de charge (procédé interdisant le retour d’eaux « contaminées » dans le service d’eau). NF P 43-100 (interconnection interdite)
C) Obligation sanitaire : les tuyauteries du réseau d’eau pluviale doivent être reconnaissables « immédiatement et avec certitude »(emploi d’une peinture durable). Tous les points d’accès ou de puisage doivent être identifiés et marqués (pictogrammes, affichage..) Normalisation NFX 08 100 et règlements sanitaires ; il s’agit d’éviter qu’une personne puisse boire une eau non potable.
Installer des plaques mentionnant « eau non potable ou eau dangereuse à boire ». Il est même conseillé de sécuriser chaque point de puisage par une clé amovible ou une vanne de contrôle.
Utiliser son eau pluviale …. C’’est un droit à faire valoir
Article 641 du code civil :
« tout propriétaire a le droit d’user et de disposer des eaux pluviales qui tombent sur son fond. »
CREDITS d’ IMPÔTS en 2007
Pour les travaux effectués depuis le 1er janvier 2007 et jusqu’au 31 12 2009 il est prévu un crédit d’impôts de 25 % du coût global ttc à hauteur de 8000 euros de frais maxi engagés pour une personne seule (16000 couple) . Ce sont les installations de collecte de toitures pour des utilisations extérieures qui sont concernées. Conditions : facture d’une seule et même entreprise. Pour l’utilisation intérieure il faut attendre des précisions concernant les conditions sanitaires à respecter.
Se renseigner précisément auprès des installateurs qui ont de l’expérience et des références.
FICHE CONSEIL mise à jour en janvier 07 d’après la documentation :
ADEME, Agence de l’Eau, Associations Terre vivante, C.I.EAU, Eau Vivante, Revue « Environnement et technique » janv 2005, Guide de l’habitat écologique (éd. Fraysse), Doc commerciale : Curver, Garantia… « récupérer et valoriser l’eau de pluie dans la maison » collection 2000 pratique éditions SAEP Revue « Habitat Naturel »….
L’Installation enterrée
1° ) Avantages
A) Se protéger du gel
Les effets du gel sont redoutés. Les gels et dégels successifs peuvent occasionner de gros dégâts en bloquant les organes de collecte ou de trop- plein. En plus de l’éclatement il existe un risque d’écoulement dans les fondations d’un mur trop proche. Par ailleurs la cuve enterrée permet de maintenir l’eau stockée à une température relativement stable été comme hiver.
B) Offrir une forte capacité de stockage (jusqu’à 10M3)
C) Assurer la durabilité de l’installation.
A l’abri des intempéries, des U.V., des chocs, la cuve enterrée peut durer plusieurs décennies.
D) Maîtriser les systèmes annexes
Filtration, capteurs de niveau, appoint d’eau de service, desserte par réseau de tuyauterie, gestion de trop-plein.…
Une exploitation complète de la collecte d’eau de pluie impose un environnement technique approprié. Il faut installer un réseau complet vers les points de puisage, prévoir un système de pompage et mise sous pression, penser l’installation de trop plein, éventuellement installer une arrivée d’eau complémentaire, un compteur de contrôle, des capteurs…. Un système de filtration efficace. Techniquement toutes ces installations annexes sont ainsi fixées de façon permanente et fiable.
E) Réduire le prix de revient au M3 déjà relativement faible et indépendant des diverses taxes (ex : assainissement ) s’y ajoutant.
2°) Inconvénients de l’installation enterrée
A) Elle exige une intervention « lourde ». Une cuve enterrée c’est : creuser dans un terrain jouxtant l’habitation (ou alors positionné sous la maison) donc faire manœuvrer un engin de terrassement.
B) Elle nécessite une démarche globale dans la conception de l’habitat :
- faire des choix pour l’alimentation des WC, de la machine à laver… donc créer un réseau parallèle
- établir un plan de captage des gouttières
- étudier un système fiable et légal de gestion des trop pleins et de positionnement des regards de contrôle
C ) placer de préférence hors d’une voie empruntée par des véhicules
D ) C’est donc un investissement à prévoir sur le moyen terme lors de travaux de rénovation importante ou de construction neuve.
CONSEILS POUR réaliser une installation enterrée
1°) S’assurer que les toitures récupérant l’eau de pluie ne soient pas trop exposées ... Si un arbre domine votre toiture et qu’il est habité par un dortoir d’étourneaux il faudra gérer la problématique de chutes de feuilles mais aussi des excréments d’oiseaux. Cela sous-entend un filtrage soigné et une surveillance des boues de dépôt et de la qualité de l‘eau.
2°) Pouvoir Implanter un réseau de collecte des eaux de gouttière en pente naturelle suffisante.
3°) Consulter des entreprises spécialisées tout en poussant ses propres recherches documentaires (internet, bibliographie …) et établir avec elles un véritable cahier des charges. Consulter les services météo locaux pour calculer le potentiel moyen en ressources d’eau pluviales (service payant) et déterminer les choix d’utilisation : WC , lave linge, garage, jardinage..)
4°) Soigner l’étude des procédés de « trop plein » ; la création de bassin d’agrément est une solution. « Normalisation NF EN 752 «
5°) Privilégier une excellente accessibilité aux organes de filtrage et de contrôle ce qui permet un entretien simple et peu onéreux.
6°) S’assurer qu’en cas de dysfonctionnement accidentel (filtre bouché …) l’eau ne menace pas les bâtiments !!!
7°) Etudier soigneusement les installations annexes (pompe électrique, apport d’eau complémentaire, réseau de distribution…) à réaliser simultanément.
QUELLE CUVE ?
Quelle capacité ?
Les besoins en eau de service (WC, lavage, nettoyage et arrosage) sont estimés à 20 M3 par an et par personne. Il convient de calculer les besoins en autonomie si nous affrontons une période sèche de 3 semaines : 1,5M3 par personne. Une famille de 4 personnes devra donc disposer (de façon idéale) de 6M3 de réserve . Il est donc conseillé d’installer une cuve de contenance suffisante.
Quels apports en EP ?
Sur la région de Chateauneuf sur Sarthe on peut se baser sur une quantité minimum moyenne de pluie de l’ordre de 40 mm d’eau par mois sur la période « mars septembre ) . Par m2 de toiture cela représente 40dm3 soient 40 litres. 100 m2 de toitures peuvent ainsi apporter 4000 litres d’eau (4m3).
Quels matériaux ?
Choisir un matériel résistant à la pression extérieure du terrain, au vieillissement.
A) la citerne de béton monobloc
- avantages : imperméabilité garantie, résistance excellente aux pressions de la terre, neutralisation partielle de l’acidité de l’eau de pluie facilitant la mise en œuvre dans le réseau de distribution de tubes de cuivre, processus de pose traditionnel largement connu dans les TP (fosses septiques ….) ancrage en fond de fosse non indispensable (remontée de cuve par la poussée des eaux souterraines). Coût abordable .
- inconvénients : poids de la citerne entraînant des engins de levage et de pose donc une bonne accessibilité du chantier, coût supplémentaire de mise en œuvre d’engins.
B) La citerne en polyéthylène recyclé
- avantages : légèreté de mise en œuvre
- inconvénients : le coût du matériau, la fragilité lors du transport, de l’installation dans la fosse, protection à soigner face aux pressions de la terre lors des remblayages, ancrage en fond de fosse pour éviter la remontée de cuve, incompatibilité de l’installation avec le passage de véhicules.
Autre particularité : il est conseillé de travailler en tuyauterie plastique les réseaux annexes de distribution et de trop plein. Regards et hausses diverses doivent être dans le même matériau.
C) Les citernes façonnées sur place
Elles peuvent être de formes diverses. Tout type de matériau peut être utilisé (béton armé, maçonnerie traditionnelle armée, anciennes cuves ou fosses reconditionnées. Deux précautions sont indispensables : la résistance mécanique de l’enveloppe et une étanchéité parfaite traitée souvent par un film ou un enduit. La stabilité de la cuve terminée est prioritaire : 6 M3 d’eau, c’est 6 tonnes !! On retrouve les techniques de construction des
réserves d’eau antiques, des châteaux d’eau….
-avantage: la réalisation est mieux adaptée à la configuration et la nature du terrain. Cette technique est souvent employée par exemple dans les îles des caraïbes là ou l’accès et le transport sont difficiles.
FONCTIONNEMENT, COÛT, RENTABILITE
Prévoir : - un entretien régulier (au moins annuel) sur les systèmes de filtrage - use surveillance régulière des systèmes de collecte (encombrement de gouttières, descentes obstruées, raccordements …) - accéder facilement aux raccordements électriques de pompage,
- contrôler l’état de l’eau dans les réservoirs (aspect, odeur..) vidanger tous les trois ans pour évacuer les dépôts en fond de cuve - vérifier le bon fonctionnement du trop-plein.
Investissement global : de 3500 à 6500 €. Prix de revient du M3 d’eau : de 0,05 à 1,5€ (amortissement de l‘équipement sur 10 ans) . Rappel du prix moyen du M3 sur réseau d’eau potable : env 4 €.
Exemple de proposition commerciale chez MALL (Etlingen) Pack récupérteur kit « Comfort » avec cuve de 6,5M3 + entrée, trop-plein et autres connections prêts à raccorder + filtre position verticale auto nettoyant, + panier filtrant en acier inox. (maille 0,4mm), poids total 6,8 tonnes, (livré et posé selon départements) (3 400 Euros départ usine HT)
ATTENTION aux particularités légales
La responsabilité du propriétaire est concernée particulièrement sur le plan sanitaire .
A) nécessité d’une déclaration de travaux auprès de la mairie précisant le traitement des eaux rejetées par le trop plain (loi sur l’eau imposant une différentiation entre eaux usées et eaux pluviales)
B) l’appoint éventuel en eau potable venant du service d’eau doit être obligatoirement réalisé selon le principe de la rupture de charge (procédé interdisant le retour d’eaux « contaminées » dans le service d’eau). NF P 43-100 (interconnection interdite)
C) Obligation sanitaire : les tuyauteries du réseau d’eau pluviale doivent être reconnaissables « immédiatement et avec certitude »(emploi d’une peinture durable). Tous les points d’accès ou de puisage doivent être identifiés et marqués (pictogrammes, affichage..) Normalisation NFX 08 100 et règlements sanitaires ; il s’agit d’éviter qu’une personne puisse boire une eau non potable.
Installer des plaques mentionnant « eau non potable ou eau dangereuse à boire ». Il est même conseillé de sécuriser chaque point de puisage par une clé amovible ou une vanne de contrôle.
Utiliser son eau pluviale …. C’’est un droit à faire valoir
Article 641 du code civil :
« tout propriétaire a le droit d’user et de disposer des eaux pluviales qui tombent sur son fond. »
CREDITS d’ IMPÔTS en 2007
Pour les travaux effectués depuis le 1er janvier 2007 et jusqu’au 31 12 2009 il est prévu un crédit d’impôts de 25 % du coût global ttc à hauteur de 8000 euros de frais maxi engagés pour une personne seule (16000 couple) . Ce sont les installations de collecte de toitures pour des utilisations extérieures qui sont concernées. Conditions : facture d’une seule et même entreprise. Pour l’utilisation intérieure il faut attendre des précisions concernant les conditions sanitaires à respecter.
Se renseigner précisément auprès des installateurs qui ont de l’expérience et des références.
FICHE CONSEIL mise à jour en janvier 07 d’après la documentation :
ADEME, Agence de l’Eau, Associations Terre vivante, C.I.EAU, Eau Vivante, Revue « Environnement et technique » janv 2005, Guide de l’habitat écologique (éd. Fraysse), Doc commerciale : Curver, Garantia… « récupérer et valoriser l’eau de pluie dans la maison » collection 2000 pratique éditions SAEP Revue « Habitat Naturel »….
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